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Portrait : Olivier Joly, père et maire

Loire le 03 mai 2014 - Florence Barnola - Politique - article lu 3120 fois

Portrait : Olivier Joly, père et maire
Florence Barnola - « Ce qui m'intéresse c'est de se lancer dans un défi »

Ancien adjoint d'Alain Laurendon à Saint-Just-Saint-Rambert et directeur d'une grande surface de bricolage, Olivier Joly a été élu maire en mars 2014.

« On peut s’engager sur une voie. Si on n’y arrive pas du premier coup on peut revenir au camp de base mais on garde toujours sa destination en point de mire. »

Dans son bureau de la mairie principale pontrambertoise, jetant nonchalamment un oeil à son portable, l’ancien 7e adjoint d’Alain Laurendon donne sa définition de l’engagement. Le mot revêt une grande importance pour le nouvel édile qui vient juste de quitter sa fonction de vice-président de la CCI de Saint-Etienne Montbrison : « Je pense que le maire doit pouvoir faire en sorte de changer la vie au quotidien de ses concitoyens, d’insuffler l’énergie nécessaire et de parfois soutenir. Il faut tendre la main pour accompagner des projets. » Vouloir être au service des autres, il dit avoir été éduqué en ce sens. « Quand on est élevé dans un cadre de vie où l’humain est au centre des décisions, on a envie de redonner. »

Arrivé dans la région il y a plus de 10 ans, il a lancé le club Handi-Loire-Entreprise pour l’insertion des personnes souffrant d’un handicap : « C’était pour travailler sur l’obligation qu’a l’entrepreneur aujourd’hui d’être acteur de la vie de la cité et d’intégrer les handicapés dans le monde du travail. » Aujourd’hui Olivier Joly est encore conseiller aux Prud’hommes. «  C’est une manière de donner du temps personnel pour du collectif. »

D’ailleurs pour l’élu, la répartition idéale de son temps se doit d’être ternaire : professionnelle, familiale et personnelle. Sur le rebord de l’une des fenêtres, trois piles de livres de hauteurs différentes dont certains ouvrages sont volumineux. « Le temps personnel se nourrit soit intellectuellement dans la lecture soit physiquement dans le sport. »

A la suite d’un challenge posé par un de ses supérieurs il y a quelques années, ce non sportif se lance dans la course à pied « je n’en avais jamais fait de ma vie ». Huit mois plus tard, il participe au marathon de Paris. Et depuis il en a effectué une dizaine, de New York à Paris en passant par Londres. « Ce qui m’intéresse c’est de se lancer dans un défi et d’aller jusqu’au bout. Je les ai tous terminés, parfois dans la douleur, je m’en rappelle un, entre autre, à Berlin sous 27 °C où j’étais complètement déshydraté. » Sans compter la SaintéLyon faite en entier ou en relais à plusieurs reprises…

Bien qu’il ne porte jamais de montre, « un timing c’est fausser la donne », il ne cesse durant notre entretien de vérifier son téléphone. « Ma fille fait son oral d’Histoire de l’art du brevet des collèges. J’attends son SMS à la sortie… C’est le premier examen qu’elle a dans sa vie ! » Il est fier d’avoir trois filles. « Ce que j’aimerais surtout c’est qu’elles deviennent des belles personnes. Ce qui est assez déroutant aujourd’hui dans le métier de père, parce que j’appelle ça un métier, c’est de s’adapter à cette évolution rapide du tout technologique, du tout de suite, du tout maintenant, des possibles dérives des droits avant les devoirs… »

Petit-fils d’agriculteurs bourguignons, ses racines sont dans la Nièvre.  « Comme mon père était le deuxième garçon de la famille, je ne suis pas devenu agriculteur », sourit-il. Après 9 ans de violon, un bac D, il étudie le commerce à Paris et effectue un 3e cycle en ingénierie financière. Puis goûte à une première expérience dans la politique. Il a été l’attaché parlementaire d’Yves Van Haecke, député maire d’Avallon en 1993-1995. « Jusqu’au moment où je me suis dit que la politique n’était pas une profession mais une passion. J’ai d’abord voulu faire ma carrière et y revenir plus tard. »

A 25 ans le voilà directeur d’un Leclerc pendant 3 ans. Mais c’est avec Leroy-Merlin qu’il trouve son équilibre et  « les valeurs humaines que je recherchais : la capacité à partager le pouvoir, le savoir et l’avoir. » Depuis plus de 10 ans, il est à la tête du magasin stéphanois de l’enseigne. « Depuis les élections j’ai demandé un temps partiel, vraisemblablement l’entreprise va nommer quelqu’un à ma place pour diriger le magasin parce que je ne peux pas faire les deux à la fois. »

Sa première priorité de maire et son premier engagement de campagne : voter la non augmentation des taxes locales.  « Promesse tenue ! », résume-t-il dans un sourire.

Florence Barnola

Galerie photos : Villes et villages de la Loire : Saint-Just-Saint-Rambert (avril 2014)

Dates : 1999-2001-2003. Les dates de naissance de mes trois filles

Lieu : La promenade qui va au château d’Essalois

Ambition : En tant que maire, faire en sorte que chaque Pontrambertois se sente bien dans sa vie et dans sa ville

Personnalité : Jean-Paul II

Phrase : « Ils ne savaient que c’était impossible alors ils l’ont fait »  (Mark Twain)



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