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Oiseaux migrateurs : cigognes et ramiers se sédentarisent

Loire le 23 octobre 2015 - Louis Pralus - Sciences, Santé, Environnement - article lu 582 fois

Oiseaux migrateurs : cigognes et ramiers se sédentarisent
ARPN - Les cigognes se fixent dans la Loire

C'est la grande période des migrations d'oiseaux. Quelle évolution peut-on observer chez les oiseaux migrateurs ? Explications avec Francis Grunert, administrateur à l'association roannaise de protection de la nature (ARPN).

Y a-t-il des passages d'oiseaux migrateurs dans le Roannais et ailleurs dans la Loire ?

Oui, sur le Roannais et toutes les plaines orientées Nord/Sud. Les massifs montagneux sont évités par la plupart des espèces à part les points de franchissements obligés. Les migrateurs qui viennent du Nord se concentrent aux cols de Baracuchet  et du Béal.

A quel moment ?

Les périodes de migrations sont  étendues et dépendent des espèces. La migration post-nuptiale commence en août pour les cigognes et  limicoles pour aller jusqu’en novembre pour des espèces  comme les grues . En février les premiers retours : il s’agit de  migration prénuptiale, les derniers passages s’observent en mai. Il faut aussi savoir que certains migrent la nuit et se reposent et se nourrissent  la journée, la plupart des insectivores par exemple.

Qu'avons-nous comme oiseaux migrateurs ?

Pour le col de Baracuchet, on peut observer les pinsons des arbres, les bergeronnettes grises, les pigeons ramiers, les cigognes noires et en rapaces les milans royaux, les bondrées apivores.

Certains ont-ils disparu ? D'autres nouveaux sont-ils arrivés chez nous ?

Les populations d’oiseaux fluctuent, certaines espèces  modifient leurs routes en fonction de la météo ou de la disparition (ou création) de leurs reposoirs. Le réchauffement climatique incite des espèces à migrer moins loin vers le sud, voire uniquement en cas de nécessité (cas des cigognes dans le Roannais). Néanmoins attention à ne pas confondre migrateurs et hivernants. Les premiers ne font que passer, avec  une halte de quelques heures ou quelques jours, les seconds passent l’hiver chez nous, il s’agit essentiellement d’anatidés (canards).

Voit-on toujours de gros passages de pigeons ramiers ?

L'époque où l'on voyait passer  plusieurs milliers de ramiers ensemble est révolue dans la Loire mais on peut cependant en compter jusqu’à mille en une journée favorable. Néanmoins il faut noter que l’effectif  est en constante diminution depuis 20 ans. La chasse en France et en Espagne est à mettre en cause mais  il y a aussi une certaine sédentarisation de l’espèce.

Propos recueills par Louis Pralus



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