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Les pêcheurs tentent le retour du Saumon

Loire le 06 février 2015 - Béatrice Bonnamour - Sciences, Santé, Environnement - article lu 360 fois

Les pêcheurs tentent le retour du Saumon
Béatrice Bonnamour - Les oeufs de saumon arrivent dans leur couveuse

Le Roannais va-t-il retrouver la présence de saumons dans ses rivières ? C'est un espoir envisagé avec la mise « en couveuse » d'œuf de saumon à Riorges au fond du parc Beaulieu.

A proximité du Parc Beaulieu, 10 000 œufs de saumon ont été placés dans un incubateur à courant ascendant sur le Renaison, le jeudi 29 janvier.  Dans quelques semaines  ils vont éclore donnant naissance à des alevins dans le Renaison.

Devenus  tacons, ils gagneront la Loire. Saumoneaux, ils se dirigeront vers la mer, puis saumons dans l’océan Atlantique, pour gagner les côtes de l’Alaska mais avec de fortes pertes. Lorsqu’ils regagneront la Loire dans 2 ou 4 ans, ils ne seront plus que trois ou quatre saumons. « Le projet de l’incubateur était dans l’air depuis plus de dix ans, explique Jean Verruy de la Fédération de Pêche de la Loire. Installé à proximité de la Loire, il doit reproduire les conditions des frayères naturelles ».
L’ incubateur abrité dans un chalet, est un grand bac dans lequel circule en permanence de l’eau du Renaison. 10 000 œufs de saumon ont été déposés fournis par la salmoniculture de Haut-Allier, gracieusement offerts par la fondation saumon. L’incubation se passe dans des conditions très proches du milieu naturel. Lorsque les œufs vont éclore, les alevins, descendront et se cacheront dans un fond de gravier. Au bout de quelques semaines, ils remonteront avec le courant à travers les clayettes et rejoindront  Renaison via un trop plein et un conduit. Cette technique développée au Québec, est utilisée avec succès depuis plusieurs années sur le Haut-Allier. 

La mise en place d’un incubateur a pour objectif d’implanter sur le terrain un outil permettant de participer à la restauration du saumon, d’impliquer fortement le milieu associatif et les collectifs, de développer l’aspect éducatif et pédagogique, et permet d’ancrer l’activité en faveur du saumon dans le contexte local. Mais le retour d’un ou deux saumons ou trois si les dieux sont propices dans 4 à 5 ans dans la Loire, ne permettra pas leur pêche. Car l’opération n’est qu’éducative !


Béatrice Perrod-Bonnamour



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