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Numérique - Gamebuino : la petite console qui monte

Loire le 23 octobre 2014 - Emilie Massard - Actualités - article lu 518 fois

Numérique - Gamebuino : la petite console qui monte
Aurélien Rodot a fabriqué sa console « pour s'amuser », sans penser la vendre un jour (D.R.)

Etudiant en 5e année en Génie Mécanique à l’Enise, Aurélien Rodot, 22 ans,  prépare un double diplôme à l’Ecole des Mines en Bio Ingénierie.

Il travaille également dans la robotique pour une entreprise stéphanoise. Et avec tout ça, l’étudiant trouve encore le temps de s’ennuyer le week-end, et de développer des projets à ses heures perdues. C’est ainsi qu’est née la Gamebuino, bricolée sur un coin de bureau.
Grâce à une vidéo sur sa fabrication, le jeune homme attire la curiosité des internautes, et décèle un marché potentiel. « J’ai donc décidé de développer cette console pour la proposer à la vente, une console clé-en-main la plus basique possible, avec par exemple un vieil écran recyclé de téléphone portable, détaille Aurélien Rodot. J’ai d’abord cherché des partenaires pour m’aider, notamment sur la partie développement que je ne pensais pas maîtriser, mais je n’ai trouvé personne alors je me suis lancé seul. »
Livrée avec un ou deux jeux, l’objectif est surtout de permettre à l’utilisateur de créer ses propres jeux et de les partager. « Grâce au site Internet, je souhaitais créer une vraie communauté pour échanger autour de l’utilisation. Je mets à disposition des exemples de jeux pour montrer les fonctionnalités pour que les gens puissent créer leurs jeux, les mettre en ligne, se grouper pour les améliorer, etc. ». Après une première campagne de financement participatif qui lui a permis de lever plus de 33 000 € pour lancer la production d’un millier de consoles, Aurélien Rodot a ouvert la vente en ligne sur son site Internet et vendu 300 exemplaires de plus en une semaine. « Elle n’est pas forcément destiné à des connaisseurs, il faut avoir quelques bases de la programmation et de l’électronique. Mais tout le monde peut s’y initier. J’ai aussi des clients qui achètent la console pour son côté brut, rétro, avec des jeux comme Pacman qui leur rappellent des souvenirs. »
500 personnes sont déjà inscrites sur le site Internet, et à la fin de son année universitaire Aurélien Rodot compte se consacrer à cette activité à temps plein, mettant entre parenthèses le projet de doctorat qu’il avait jusqu’à aujourd’hui. Avec l’envie de développer des modules d’extension, interfaçables avec n’importe quelle machine électronique par exemple, mais aussi d’autres projets qu’il a déjà en tête.

Emilie Massard



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