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Novaressort au sein du coeur artificiel de Carmat

Loire le 02 janvier 2014 - Denis Meynard - Actualités - article lu 1614 fois

Novaressort au sein du coeur artificiel de Carmat
Philippe Basson préside le Syndicats français des ressorts, au sein de la Fédération des industries mécaniques (FIM) (© Denis Meynard)

Fabricant de ressorts en petites et moyennes séries, Novaressort a livré cette année à Carmat une première tranche de 100 agrafes destinés à fixer l’aorte au coeur artificiel de 900 g dont la première implantation mondiale a eu lieu le 18 décembre à Paris.

Cent autres exemplaires de ces pièces en titane, d’un poids unitaire de 1,54 g, quitteront fin janvier les locaux de l’entreprise stéphanoise pour Vélizy-Villacoublay (Yvelines) où se trouve la start-up cotée en bourse, fondée en 2008 par le chirurgien cardiaque Alain Carpentier. « Notre relation avec Carmat remonte à juillet 2009, au départ par l’intermédiaire d’un de ses sous-traitants. Dès 2010, on a travaillé avec eux en direct sur la mise au point de cette agrafe en titane qui maintien l’aorte naturelle sur l’embase de l’aorte artificielle et qui assure l’étanchéité de la liaison », déclare Philippe Basson, directeur général de Novaressort à Saint-Etienne. L’entreprise a apporté sa compétence mécanique et métallurgique dans la réalisation de produits élastiques qui ont pour fonction d’exercer une pression, en utilisant un matériau, le titane, très bien assimilé par le corps humain. « Cette expérience est intéressante pour les salariés car elle leur permet de rendre plus concrète la fonction remplie par une nos réalisations », souligne le dirigeant. INTER : Du médical à l’aéronautique Depuis une quinzaine d’années, cette PME fabrique des pièces métalliques implantables dans le corps humain, tels que des épingles pour réparer des phalanges à la suite d’un accident, des aiguilles pour effectuer des sutures, ou bien des arcs radio pour positionner des prothèses en polyamide. Elle travaille actuellement sur d’autres projets, notamment un stent de dimension supérieure à ceux existant pour favoriser la circulation sanguine dans les grosses artères. De longue date, l’entreprise ligérienne est engagée dans une démarche de progrès continu. Elle possède ainsi depuis près de vingt ans la certification ISO 9002. En 2004, elle a obtenu la certification EN 9100, propre à l’aéronautique, un secteur qui représente aujourd’hui 20 % de son chiffre d’affaires. On retrouve ainsi ses fabrications sur des Airbus A320 ou A380, ainsi que dans les systèmes de remplissage et d’inertage des réservoirs d’avions réalisés par Zodiac, installé à Roche-la-Molière. Dans l’automobile, ses produits sont présents dans des pompes conçues par Bosch pour réduire la consommation de carburant, mais aussi chez des préparateurs de voitures qui effectuent des courses comme le Paris-Dakar. L’entreprise, dont le plus gros des ventes reste constitué par la mécanique et les biens d’équipement, veille à la diversification de ses débouchés, même dans une période comme aujourd’hui où elle est très sollicitée par l’aéronautique. Philippe Basson se souvient qu’en 1990, elle travaillait « à 45 % pour Renault Trucks, une part qui est depuis tombée à moins de 4 % ». Novaressort a réalisé en 2013 (clôture fin septembre) un chiffre d’affaires de 5,05 M€ (+ 8 %), avec 32 salariés, en maintenant une bonne rentabilité. Elle a programmé pour l’année qui arrive un investissement de 300 000 euros dans un équipement d’usinage. L’entreprise conserve son caractère familial, avec un actionnariat réparti, en trois parts égales, entre le dirigeant et ses deux sœurs : Pascale Jullien, en charge des études, de la qualité et de la gestion et Nadine Perrier, responsable de la relation client. SIGN :Denis Meynard Quatre localisations en un demi-siècle Quelques années après sa création, en 1949, dans le quartier de Raspail, par le grand-père maternel de l’actuel dirigeant, la PME stéphanoise a été dirigée par l’épouse du défunt, puis par sa fille Irène Basson. La société qui s’appelait alors Novaplastic, a déménagé à la Terrasse. Ses machines fabriquaient de la gaine en plastique pour les câbles de vélos. 1974 a été marquée par l’arrivée dans l’entreprise du père de l’actuel dirigeant, et par le déménagement dans le quartier de Bellevue de la société rebaptisée Novaressort. En 1995, à l’occasion de la reprise de la société à leurs parents par Philippe Basson et ses deux sœurs, une nouvelle localisation intervient à la Croix-de-Mission. Sur un site où elle dispose d’une réserve foncière, qui a déjà permis un agrandissement pour porter la surface des locaux à 4 000 m2.



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