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Nord Isère : là où s'abritent les castors

Isère le 15 septembre 2015 - Xavier ALIX - Sciences, Santé, Environnement - article lu 268 fois

Nord Isère : là où s'abritent les castors
Rémi Bogey (Frapna Rhône-Alpes)) - Une végétation dégagée est plus propice à l'étude effectuée donc en hiver

Depuis 2012, la Frapna Rhône-Alpes travaille pour la CNR afin d'en savoir plus sur la présence des castors vivant sur ses aménagements des berges du Rhône. Une partie de ces études ont eu lieu en Isère.

Ils furent adversaires. Aujourd’hui, ils collaborent. C’est à l’association écologiste la Frapna que la CNR (Compagnie nationale du Rhône) a confié une recherche sur les castors peuplant les berges du Rhône à l’est de Lyon, là où elle compte des aménagements.

Etudes menées les trois derniers hivers sur trois unités géographiques respectives de la CNR entre Haute-Savoie, Savoie, Ain et Isère. En 2014-15, la recherche sur le terrain, en kayak, portait sur 20 km de fleuve, de Brangues au nord jusqu’au barrage de Champagneux. Zone où s’est créée la réserve naturelle du Haut-Rhône. Objectif : identifier les lieux de vie, les obstacles à la présence et la disponibilité en ressources alimentaires du rongeur qui se nourrit d’écorces de peupliers ou de saules.

Malgré une « écologie simple » il a été quasi éradiqué en Europe au début du XXe siècle. Ce gros mammifère (en général, 1,2 m et 21 kg) été l’un des premiers protégés en France : en 1968 au niveau national ; dès 1912 dans le bassin du Rhône dont une petite population survivante à l'extrême sud a permis sa réimplantation à l’est de Lyon après 1975. « La CNR, autrefois  très centralisée, a su évoluer. Vis à vis de son emprise locale, elle soucie désormais de l’environnement. Il s’agit d’éviter de détruire l’habitat du castor, voire de le favoriser », explique Rémi Bogey, chargé de mission à la Frapna, à la tête de ce projet aidé par des associations iséroises : Lo parvi, Apie…

Conclusion des travaux : « Si on résume, partout où il peut vivre, le castor est bien là. C'est une vraie sentinelle du milieu alluvial. S’il n’est pas présent, c’est qu’il y a un obstacle à sa circulation ou que ce milieu est dégradé, conquis par des espèces invasives. Du coup, la CNR sait où agir. » L’étude n’a cependant pas permis de connaître la démographie des castors vivant sur ces parties du Rhône. S’ils sont évalués par l’ONCFS (Office national de la chasse et de la faune sauvage) à 15 000 individus en France, quelques centaines à l’est de Lyon, « il n’existe pas de méthodologie de recensement », précise R. Bogey. En élaborer une sera justement de la suite du partenariat. Mise au point espérée début 2017.

Xavier Alix

 



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