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Nicolas Sarkozy, accueilli à Saint-Etienne comme le sauveur

Loire le 14 novembre 2014 - Daniel Brignon - Actualités - article lu 19713 fois

Nicolas Sarkozy, accueilli à Saint-Etienne comme le sauveur
La Marseillaise à l'unisson pour conclure la rencontre

« Vous avez remarqué qu’il n’a prononcé une seule fois le mot UMP », faisait observer François Rochebloine, le député UDI et président de l'UDI de la Loire, à la sortie du meeting.

De fait, le sigle n’était pas dans la bouche de l’ancien président de la République tout à fait synonyme du projet qu’il nourrit : « la grande formation politique du XXIe siècle ». Elle est à construire, martelait-il : « La question est de construire une demeure politique », dont le candidat dessinait les contours ou plutôt les garde-fous. Se disant affligé par « le spectacle humiliant qu’a donné notre famille politique », il affirme : « Nous n’avons pas le droit de nous diviser, je ne veux plus de chapelles et de courants, mais des hommes est des femmes rassemblés ». « Il y aura une ligne dans la famille politique. Il faudra me suivre sur un certain nombre de débat forts », poursivait le candidat assurant pour sa part : « Je ne polémiquerai avec personne de notre famille politique, je n’ai pas d’ennemi ». Il assurait libérer la parole : « depuis deux ans et demi vous avez été frustrés de parole, soyez libres avec moi », avançait-il pour suggérer une nouvelle manière de diriger le parti « avec l’autorité que vous me donnez », mais pas sans consulter : « Je vous ferai voter le plus souvent possible, c’est vous qui déciderez ! »

Débat, république, valeurs…

« Débat » le mot est répété à l‘envie par Nicolas Sarkozy qui regrette l’absence de « débat fort », effacé derrière la « pensée unique », sur l’immigration, la place de l’Islam, l’ouverture des frontières, la place de la France dans l’Europe… L’absence de débat « a laissé le champ à l’extrémisme. C’est ce qui arrive quand on ne parle pas des problèmes quand on ne pose pas les diagnostics : la pensée unique a fait décrocher des millions de compatriotes ».

« La république », autre terme favori du candidat : « Dans la république on ne comprend pas seulement la démocratie cela va un peu plus loin avec l’idée de communauté indivisible, d’identité française, de culture française. »

Répondant à une question sur la fiscalité, Nicolas Sarkozy détourne le propos : « La question n’est pas qu’une question de fiscalité, technique, mais une question de valeurs : mérite, travail récompense, propriété », résume-t-il en une phrase, « le système fiscal résulte de notre système de valeurs, les valeurs de la France », qu’il appelle régulièrement à la rescousse : « La famille politique que nous allons bâtir ensemble doit s’appuyer sur les valeurs qui sont les nôtres et non imposées par la pensée unique. »

« Méfions-nous des postures idéologiques »

Avant qu’il ne fasse le constat politique du « déclin » d’une France « affaiblie et bien souvent ridicule aux yeux du monde entier », « sans cap ni vision », pour accueillir l’homme qui « s’impose », « pour que notre famille retrouve force, vigueur, crédibilité », le maire de Saint-Etienne, Gaël Perdriau donnait à son discours une couleur plus personnelle et plus ancrée dans une responsabilité locale, une forme de credo politique, défendant « le dialogue et l’ouverture aux autres ». « C’est le propre de la gestion locale que doivent conduire les élus locaux. Méfions-nous des postures idéologiques qui, si elles nous rassurent, nous éloignent de la réalité des collectivités locales et de leurs habitants. Ce que certains pourraient prendre pour de la complaisance avec l’adversaire n’est en fait que du simple pragmatisme. Nous sommes avant toute chose, avant toutes les étiquettes politiques, des républicains, des femmes et des hommes qui aimons la France. Je crois intimement que de nombreux problèmes peuvent se résoudre par l’écoute, le dialogue et l’ouverture vers les autres. » C’est dit !

Daniel Brignon

Voir aussi la galerie photos :

Nicolas Sarkozy au Palais des spectacles de Saint-Etienne



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