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« Nous avons vécu 96 secousses en un jour... » Ils ont vécu le Népal pas comme les autres

Isère le 26 juillet 2015 - Claire Thoinet - Nord-Isère - article lu 173 fois

« Nous avons vécu 96 secousses en un jour... » Ils ont vécu le Népal pas comme les autres
ML&G Garcia - Instant de bonheur pour Marie-Louise et Georges Garcia lors de la visite de ce merveilleux pays

A Charvieu-Chavagneux, Marie-Louise et Georges Garcia n'oublieront pas leur voyage au Népal. A quelques jours de la fin de leur séjour, la terre a tremblé bouleversant la géographie et leurs repères.

Le Népal a tremblé le 25 avril 2015. « Nous avons vécu 96 secousses en un jour. Des choses n'existent plus. Des temples sont tombés… », racontent-ils. Ils devaient revisiter Katmandou. Les Népalais, premières victimes de la catastrophe, les ont surpris. « Ce sont eux qui nous protégeaient. Alors qu'il était en congés, notre guide est revenu, laissant sa famille pour s’occuper de nous », complètent-il.

Marie-Louise et Georges ne sentent pas les premières secousses, le bus roule sur une route chaotique. Tout se précipite : une maison dévale la pente, des fumées émanent de la montagne, des façades sont arrachées... et le sol vibre. Le tremblement de terre s’avère. A proximité de l'épicentre mais loin d’une ville, les dégâts matériels sont visibles, pas les dommages humains. Le pire n’est pas passé, les répliques se succèdent. Dans un état de sidération, comme anesthésiés, ils voient des Népalais pour qui rien ne paraît dramatique, qui, prudents, sortent de leur maison. A l’hôtel, le couple passe la nuit, mais la catastrophe s’éternise.

Sous les tentes, les voilà témoins des comportements des touristes. Certains veulent continuer leur périple, d'autres s’accrochent à leurs affaires. S’il y a encore des Européens, les autres nationalités sont rapatriées. Sans nouvelle de la France, le couple apprécie la présence de son tour opérateur. Il joint ses enfants pour les rassurer, malgré l’inquiétude, la fatigue… Etre sur le qui-vive les oblige à rester 48 heures sans dormir. En partance pour l’aéroport, à 5 h du matin, Georges ne se rappelle plus ce qu'il a vu. Personne ne dit rien, chacun retient son souffle. Dans l’avion, la tension tombe. Les premiers Français s’envolent vers la Turquie.

Au retour, le premier ressenti de Marie-Louise et Georges, c'est d'avoir abandonné les Népalais qui leur ont beaucoup apporté et ils pensent aux voyageurs croisés, mais parlent peu de leur vécu… Lui scrute les informations venant du Népal, a du mal à se concentrer pour conduire. « C’est mon second tremblement de terre. J'avais 6 ans, à Casablanca… », se souvient-il. Ces fervents des voyages, des rencontres et cultures et langues différentes, font le vœu de retourner au Népal, mais dans quelques années. Une profonde tristesse perdure.

Claire Thoinet
 


A leur départ, Marie-Louise et Georges ne peuvent que constater les dégâts



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