Fermer la publicité

Nathalie Gourbeyre a du nez pour les nouveaux concepts

Rhône le 02 octobre 2014 - La Rédaction - Actualités - article lu 1095 fois

Nathalie Gourbeyre a du nez pour les nouveaux concepts
(D.R.)

Même si la région ne lui est pas tout à fait inconnue - elle est née à Clermont-Ferrand -, c’est à la faveur d’une histoire d’amour que cette Parisienne d’adoption arrive à Lyon.

Longtemps dans le milieu de la parfumerie, Nathalie Gourbeyre redémarre sa nouvelle vie dans la décoration florale, tout en vendant sur le marché de la création le dimanche.
C’est là que son arrivée à Lyon prend tout son sens : elle y rencontre un investisseur avec un projet de parfum pour enfant. Elle l’aide, le conseille puis finit par se lancer seule dans l’aventure et convainc l’enseigne Marionnaud de référencer son parfum Margote, inspiré du dessin animé Le Manège Enchanté. « C’était vraiment de l’inconscience, s’exclame-t-elle dans un grand rire. J’ai dit oui à 5 000 unités pour 300 points de vente sur la base d’une simple maquette ». Heureux succès qui lui permettra de rencontrer Luc Besson et de travailler sur son deuxième parfum inspiré de son succès du moment, Arthur et les Minimoys.
Depuis longtemps attirée par le monde de l’enfance - elle s’imaginait même un temps juge pour enfants -, elle se spécialise dans cet univers au cours de ses études à l’Esmod Paris. Jeune diplômée, elle sera free-lance textile pour Petit Bateau, avant la parfumerie, pour retrouver avec délice, des années plus tard, ce monde enfantin.
« Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, c’est un public exigeant, qui fait attention aux détails, à la qualité des produits, au packaging et aux fragrances. On ne peut se contenter de proposer la copie d’un produit pour adulte », souligne la dirigeante. C’est aussi l’occasion pour cette créatrice insatiable d’aller à la « rencontre d’une inventivité spontanée et instinctive, indispensable » et de grappiller quelques moments de douceurs, voire d’amusements, dans une activité très intense.
Car comme les enfants, elle fonctionne à l’intuition. Elle n’hésite pas à la solliciter « pour les bonnes idées comme pour abandonner un projet ». C’est d’ailleurs son instinct qui la mène sur la route d’Hello Kitty. Monument national au Japon, elle est persuadée que Koto Parfums saura s’adapter à son univers unique. « Je crois que je leur ai écrit tous les deux mois pendant un an », se souvient-t-elle. Et puis, sur le point d’abandonner, elle finit par décrocher un « rendez-vous surréaliste avec un Japonais à la cravate Hello Kitty, dans un bureau avec une table, des chaises et des tasses à café siglés Hello Kitty ».
La dirigeante avait vu juste : le Japonais cherche du haut de gamme et c’est ce que Koto Parfums fait de mieux, fabriquant en France 95 % de ses produits, avec le concours de beaucoup d’entreprises de la région. La TPE prend une autre dimension et distribue ses flacons en Europe, en Asie, aux Etats-Unis et au Canada.
S’en suivent de belles années de croissance, un peu ternies ces derniers temps par la crise. Mais la dirigeante rebondit, concède quelques compromis et recherche de nouvelles idées. « Je n’ai pas peur de provoquer la chance », précise Nathalie Gourbeyre.
Désormais, Koto Parfums couvre une large gamme allant du tout-petit au pré-ado, avec sa toute dernière association avec le magazine créatif allemand Top Model, « un succès auprès de toutes les petites filles ». Dix ans après le premier flacon, cette mère d’un fils de 24 ans, « lui aussi très créatif », poursuit ses projets de développement tout en ayant peut-être envie d’autres horizons, complémentaires. « Peut-être aider les jeunes, transmettre », souligne-t-elle. Elle poursuit sa quête d’inspiration dans le théâtre, l’art et les voyages, à Paris, son repère à nouveautés, mais surtout auprès des enfants, son inépuisable terreau.

S.B.



À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide