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Notre-Dame-de-Boisset s'est souvenu de ses réfugiés

Loire le 15 mai 2015 - Louis PRALUS - Roannais - article lu 261 fois

Notre-Dame-de-Boisset s'est souvenu de ses réfugiés

A Notre-Dame-de-Boisset, pour ce 8 mai, une délégation de Nepvant, village de la Meuse, était présente. Ils étaient les descendants des 89 réfugiés arrivés ici pendant la guerre.

Le 1er juin 1940 32 familles, représentant 4 générations, arrivèrent dans un pré à Notre-Dame-de-Boisset provenant de Roanne. Ils étaient partis vers le sud à pied sur les routes puis en train (avec des enfants de 4 à 5 ans parfois) pour fuir les Allemands. Au bout de 531 km, ils trouvèrent le village roananis. Ils y restèrent 2 ans. Une maman y accoucha. Ils furent logés et travaillèrent dans les fermes où la main d'œuvre manquait, les hommes étant à la guerre. 

Les enfants allèrent à l'école et les familles vécurent les joies et peines du village, les hommes partageant le dimanche pots de vin et parties de billard chez Marcelle. Des familles restèrent en contact après la guerre et un jour de 2007 le fils d'un de ces réfugiés, en vacances dans la région, se présenta à la mairie de Notre-Dame-de-Boisset. Paul Ducruet, le maire, prit contact avec son homologue de Nepvant, Jean-Marie Graftiaux. Le 10 mai 2010, les habitants des deux villages se rencontrèrent pour le 70​e anniversaire de l'arrivée des réfugiés et une pierre commémorative fuit posée : « Reconnaissance à Notre-Dame-de-Boisset, 1er juin 1940-19 mai 1942. Les réfugiés de la Meuse. » En octobre 2014 le comité de jumelage était créé.  

Ce 8 mai M. Dechavanne, 93 ans, dernier témoin de cette histoire, était présent.  M. Dozance, maire de Notre-Dame-de-Boisset, annonça que les écoliers iraient en 2017 à Verdun et Nepvant. M. Graftiaux, maire de Nepvant, se souvint ! « C'est difficile de raconter cette errance sur les  routes pendant des semaines. Amis Boscois, vous avez été notre refuge, il faut conserver ce souvenir ! » Il a été entretenu  en ce jour de 8 mai 2015  à l'église avec la messe célébrée par le père Preynat et le père Fleury (curé de Nepvant), au monument aux morts avec les enfants, les élus, le conseiller et la conseillère départementaux,  la fanfare de Coutouvre et pendant  quatre  jours d'amitié au village du refuge.

Louis Pralus



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