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Municipales : de la difficulté de baptiser sa liste

Loire le 21 février 2014 - Mathieu Ozanam - Agglomération stéphanoise - article lu 861 fois

Municipales : de la difficulté de baptiser sa liste
La préfecture de la Loire vient de rendre public la première mouture des listes déposés par les candidats. Deux fichiers ont été diffusés : celui des communes de moins de 1 000 habitants et celui des plus de 1 000 habitants.

La date limite de dépôt des listes pour le 1er tour des élections municipales est fixée au jeudi 6 mars à 18 h.

La date limite de dépôt des listes pour le 1er tour des élections municipales est fixée au jeudi 6 mars à 18 h. L’état des candidatures n’est donc pas définitif, mais il livre déjà de premiers enseignements. A ce jour 96 listes ont été présentées, conduites dans 10 communes seulement par une femme.

Dans les communes de plus de 1 000 habitants, Feurs se distingue. Les trois candidats (Jean-Pierre Taite pour l’UMP, Johann Cesa pour le PS, Sophie Robert pour le FN) ont déjà déposés leurs listes composées de 29 noms chacune.

Comment baptiser sa liste ?

Les municipales sont, avec l’élection présidentielle, les élections qui mobilisent le plus les Français. C’est donc en toute logique que le mot « ensemble » a été choisi par de nombreux candidats pour signifier leur engagement en faveur de leurs concitoyens. Que l’on souhaite aller « Plus loin ensemble » avec Roland Jouve à Andrézieux-Bouthéon ou que l’on se propose de « Construire ensemble à Boën-sur-Lignon » avec Lucien Moullier, que l’on exhorte les électeurs à « Agir ensemble pour Luriecq » avec Alain Limousin ou que l’on emprunte des accents de la campagne victorieuse du président américain Obama en affirmant qu’ « Ensemble nous pouvons » avec Dominique Marchand à Bussières ou encore que l’on se propose de « Réussir l’avenir ensemble » avec Christophe Bazile à Montbrison, une chose est sûre : « ensemble » a été choisi par 28 candidats.

Pour quel avenir ?

Autre mot qui remporte un franc succès : l’ « avenir ».  Il est cité neuf fois sous cette forme ou encore 4 fois en parlant de « Demain », à moins que l’on ne propose aux électeurs d’ « Agir et voir plus loin » à Montrond-les-Bains avec Claude Giraud, à moins que l’on ne se fixe un « Cap 2020 » comme à Saint-Galmier avec le maire sortant Jean-Yves Charbonnier.

A Genilac, Maurice Boyer a préféré l’apocope, cette figure de style qui consiste à supprimer une syllabe, ce qui nous donne un « Genil’Action ». Autre figure de style pour Jean-Marc Thélisson à Saint-Héand qui introduit un caractère spécial sous forme d’adresse électronique : « Saint-héand@utrement ». Mais pour laisser un message au candidat, il faudra tout de même à l’internaute passer par un formulaire de contact sur son site Internet.

Mathieu Ozanam



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