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Moules Concept Béton : une bonne prise dans la Loire

Loire le 09 mars 2015 - Emilie Massard - Industrie - article lu 913 fois

Moules Concept Béton : une bonne prise dans la Loire
Emilie Massard - MCB fabrique des moules métalliques pour des pièces de béton, comme ici un escalier

L'entreprise, est installée au Chambon-Feugerolles depuis près de 2 ans. Depuis son arrivée dans la Loire, elle a poursuivi son activité de fabrication de moules pour pièces de béton et a intégré une filiale de mécanique générale. Poursuivant son développement, la société se heurte cependant parfois à des difficultés de recrutement dans les métiers techniques.

Pour Rémy Mallet, dirigeant de Moules Concept Béton, le déménagement de la société au Chambon-Feugerolles, synonyme de retour aux sources, a été une étape importante dans la vie de l’entreprise et un investissement conséquent. 450 000 € ont été investis pour rénover le bâtiment centenaire qui abritait une ancienne forge sur la zone industrielle Crozet-Fourneyron. A l’occasion de cette nouvelle implantation dans la Loire, 6 personnes ont été embauchées, et il semble que ces investissements aient été payants.

Car aujourd’hui la société emploie toujours une dizaine de personnes, et réalise un chiffre d’affaires un peu supérieur à celui qu’elle faisait dans l’Ain, autour de 1,3 M€. Elle a également intégré une filiale de mécanique générale dans ses locaux. « La société est détenu à 50 % par Moules Concept Béton et a investi dans un tour numérique, un centre d’usinage et une fraiseuse traditionnelle, détaille Rémy Mallet. Nous avons des besoins importants en usinage que nous ne parvenions pas toujours à combler avec nos prestataires, surtout en termes de délais. On perdait parfois du temps, et donc de la productivité. En internalisant cette activité, aujourd’hui on est très réactifs, on peut retoucher des pièces en direct, c’est très confortable. La filiale répond de 60 à 70 % à nos besoins en usinage. » Moules Concept Béton peut donc proposer des prestations rapides et flexibles à ses clients qui fabriquent des pièces de béton pour le mobilier urbain, l’assainissement, les ouvrages d’art ou encore les travaux publics.

Vers une progression de l'export

La société a également développé la part de son activité consacrée à l’export. « Cette année on va arriver à 40 % d’export (entre 20 et 30 % les années précédentes, Ndlr), table Rémy Mallet. On a travaillé dans ce sens, il faut aller chercher les marchés là où ils sont. On parle beaucoup de la crise, mais on a la chance dans la Loire de pouvoir être compétitifs, d’avoir des coûts horaires moins importants que dans les grandes villes par exemple. Bien sûr il ne faut pas vivre sur l’acquis et aller chercher les marchés. » 2015 a d’ailleurs démarré sur les chapeaux de roues pour Moules Concept Béton, avec une augmentation 20 % par rapport à la même période l’an dernier. L’année ne se finira peut-être pas au même rythme, mais le chef d’entreprise y voit déjà un signe positif.

Seule ombre au tableau pour cette PME : la difficulté pour trouver du personnel qualifié et motivé. « Chez nous, les chaudronniers ont des niveaux techniques très élevés, et on a beaucoup de mal à recruter, regrette le dirigeant. On a eu des jeunes en stage que l’on a gardé, mais il est très difficile de trouver des personnes expérimentées. Aujourd’hui le marché de l’emploi est très tendu, les gens ont plus de mal à bouger et ne prennent pas le risque de se lancer dans quelque chose de compliqué, avec une haute technicité. C’est pourtant un métier attractif, dans lequel on ne s’ennuie pas, et qui est valorisé par une rémunération intéressante. » Lors de son dernier recrutement, en un an et demi l’entreprise a testé pas moins de 17 candidats qui n’ont pas convenu, et s’est donc finalement tourné vers la formation d’un jeune apprenti. « Mais ce n’est pas facile non plus, ces métiers ne sont pas forcément valorisé dans le système éducatif, surtout dans les zones urbaines. »

Un bâtiment centenaire qu’il faut rajeunir

En 2013, à l’arrivée de la société, le bâtiment a eu droit à un lifting pour ses 100 ans. 450 000 € et 4 mois de travaux ont été nécessaires pour mettre à neuf le dallage intérieur, les ponts de levage, les réseaux et créer une partie bureaux. Et à nouveau l’entreprise s’apprête à faire des investissements sur le bâtiment à la charpente de type Eiffel. 900 m² de la toiture supérieure et une partie de la verrière vont être remis à neuf. Le verre de la verrière, ainsi que la tôle ondulée sur une des travées seront remplacés par du polycarbonate, permettant une meilleure résistance aux vibrations et des économies d’énergie par l’apport de lumière. 100 000 € seront investis par l’entreprise pour ces travaux.



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