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Morestel fait son cinéma

Isère le 17 juillet 2015 - Claire Thoinet - Nord-Isère - article lu 448 fois

Morestel fait son cinéma
Claire Thoinet - Gilbert Defrance, Sylvie Faroud et Christian Rival, maire, lors de l'inauguration

Pour ne pas laisser filer le 7e art, la cité des peintres, agit en conséquence. La Ville, propriétaire, a choisi la nouvelle gérante de sa salle Le dauphin. Sylvie Faroud succède à Gilbert Defrance.

Sylvie Faroud, gérante de Féliciné, s’occupe de huit cinémas en Rhône-Alpes, dont quatre en Isère avec le Fellini à Villefontaine. La salle de Morestel (161 places) est sous la responsabilité de Julien Lemoine et accueille une programmation qui s'articulera autour du jeune public, des familles, des sorties nationales et du cinéma art et essai. Des actions locales enrichiront (débats, animations...) les séances. La candidate retenue s’engage ainsi à conserver une structure conviviale et accessible en dynamisant l'activité, atout culturel et social pour la ville.

Son prédécesseur, Gilbert Defrance, part à la retraite après 33 ans aux manettes, retrouvant d’autres passions (voyage, théâtre, jardinage, vélo). Il n'ira pas dans une salle obscure dans l’immédiat. « Ce serait étrange de devenir simple spectateur en ayant été 50 ans derrière les projecteurs », confie-t-il. Le cinéma le happe dès 13 ans devenant aide-opérateur. A Morestel, la salle Le Trianon est créée en 1968, mais cesse de fonctionner de 1975 à 1982. En convention avec la municipalité, il relance les projecteurs dans la salle rénovée Le dauphin. Avec 14 séances hebdomadaires, le projectionniste travaille 10 heures par jour et distribue 3 000 prospectus par mois.

Pour maintenir le seul cinéma du canton et rivaliser avec les grandes salles (21 500 entrées en 2014), l'équiper de la numérisation et de la 3D s'avérait nécessaire. En 2012, la municipalité achète le matériel, fait aménager la cabine de projection et changer la toile pour 120 000€ subventionnés par la Société nouvelle de cinématographie (SNC) et la Région.
Gilbert Defrance, nostalgique de l’argentique où il exerçait un vrai métier, reconnaît le côté pratique du numérique.

Claire Thoinet



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