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Montrond-les-Bains : La Poularde vise la continuation

Loire le 05 avril 2015 - Denis Meynard - Commerces - article lu 1515 fois

Montrond-les-Bains : La Poularde vise la continuation

L'institution gastronomique forézienne croit en sa capacité à s'en sortir sans nouvel actionnaire et vise une étoile au Guide Michelin.

Trente mois après le changement d’actionnaires et de dirigeants, l’hôtel-restaurant La Poularde de Montrond-les-Bains semble avoir trouvé son rythme de croisière. Toutefois, l’établissement repris par deux associés diplômés d’écoles hôtelières suisses a été confronté au passif généré pendant la période où l’exploitation était déficitaire. En 2013, le chiffre d’affaires de près d'1,3 M€ générait un résultat net négatif de près de 280 000 €. L’effectif a depuis été revu à la baisse, passant de 23 à une quinzaine de salariés, dont ne font plus partie les épouses des dirigeants.

Le retour à l’équilibre d’exploitation, qui a suivi la recapitalisation effectuée l’an dernier par des membres de la famille du gérant, Charles-Edouard Beraud, n’aura pas suffi. Assigné par son principal créancier, l’Urssaf, l’établissement du Forez a été placé en redressement judiciaire par le Tribunal de commerce de Saint-Etienne, il y a un mois. Son chef de cuisine, Stéphane Coffy, également actionnaire minoritaire, se déclare « confiant pour l’avenir ». Il confie que « cela a été difficile » pour les deux associés de « prendre la suite de Gilles Étéocle, dont une partie de la clientèle n’était pas prête à accepter un jeune chef. J’ai gagné mes galons et refait ma clientèle ».

L’ouverture de la procédure collective semble avoir finalement mis en confiance les dirigeants. Ils estiment que l’arrivée d’une tierce personne dans l’actionnariat est une piste aujourd’hui moins privilégiée que quelques mois auparavant. Et paraissent satisfaits « de ne pas avoir pris ce type de décision dans l’urgence ». « Paradoxalement, on a plus de sérénité aujourd’hui. L’intérêt que nous a témoigné le groupe Despinasse, sensible à la capacité de notre restaurant à décrocher une étoile au Michelin, sur laquelle on continue de travailler, est aujourd’hui en stand-by », explique Charles-Edouard Beraud. De son côté, David Despinasse déclare avoir « déjà un hôtel-restaurant à Saint-Galmier (l'hôtel-restaurant La Charpinière, dans lequel d’importants investissements ont été réalisés depuis sa reprise, en 2011, Ndlr) j’essaie de m’en occuper, cela me suffit ».

Denis Meynard



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