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Montreynaud vu par ses habitants

Loire le 23 janvier 2014 - Marine Graille - Agglomération stéphanoise - article lu 705 fois

Montreynaud vu par ses habitants
D'après cette étude sociologique, la sécurité n'est pas une des priorités des habitants de Montreynaud (© Ville de Saint-Etienne)

Quartier sensible, dangereux, violent, communautariste.

Voici l’image peu valorisante qui colle à la peau de Montreynaud. Une étude sociologique, commandée par la préfecture de la Loire, a alors été réalisée pour mieux cerner l’image du quartier par ses habitants et également de cibler leurs attentes en matière de sécurité.
Pascal Vallet, sociologue à l’université Jean-Monnet et au centre Max-Weber, a réalisé avec son équipe cette enquête en plusieurs phases : une série d’observations sur l’ambiance générale du quartier, l’équipe a conduit 33 entretiens pour affiner les futures questions. Enfin, le questionnaire réalisé auprès de 392 habitants. « L’échantillon de notre enquête a été établi en fonction de la densité de la population. Nos résultats doivent être considérés comme significatifs mais pas avec une exactitude absolue », prévient Pascal Vallet.
Et le premier élément qui ressort concerne l’image du quartier qu’ont donc ses habitants. 55 % ont une image plutôt positif de Montreynaud, et 26 % une vision négative. L’enquête montre également que le sentiment d’insécurité n’est pas majoritaire sur Montreynaud puisqu’en fonction du mode de calcul les habitants « confiants » représentent entre 50 et 60 % de l’échantillon. « Toutes les zones du quartier ne sont pas forcément unanime sur cette question », précise P. Vallet. L’équipe qui a réalisé l’étude s’est également intéressée à l’expérience négative des habitants sur le quartier. Une grande majorité déclare ne pas avoir eu d’expérience négative (agressions, vols…) dans les 5 dernières années. « Nous avons observé que le sentiment d’insécurité renvoie souvent à une image et par forcément sur une expérience négative réelle », analyse P. Vallet.
Sur les attentes, les habitants voudraient plus de policiers et que ceux-ci connaissent mieux la population du quartier. « Nous avons constaté que les priorités ne sont pas la sécurité mais davantage la formation des jeunes, la lutte contre la discrimination ou encore le manque de commerces. » Reste maintenant à savoir ce que les services de l’Etat, qui n’ont pas souhaité s’exprimer pour l’instant, vont tirer comment enseignement après l’étude de ces résultats.

Marine Graille



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