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Mobile-dream : du lave-linge au quad écologique

Isère le 23 février 2014 - Caroline Thermoz-Liaudy - Actualités - article lu 1286 fois

Mobile-dream : du lave-linge au quad écologique
Edouard Braine développe le Mobile Dream (D.R.)

L’envie de s’associer à l’aventure Mobile-Dream lui est venue lorsque Vincent Boury, pongiste médaillés aux paralympiques lui a fait partager l’expérience dans les rues de Londres, où Edouard Braine était ambassadeur.

« Ça a été pour moi une découverte extraordinaire qui m’a permis de renouer avec quelques chose que je me croyais désormais interdit : le contact avec la nature et la possibilité de sortir de chez moi. J’ai d’abord voulu en acheter un, puis je me suis dit que cet outil de fabrication artisanale, méritait d’avoir un destin national. » A partir de là, Edouard Braine a quitté ses fonctions au ministère des affaires étrangères. Le petit kart à 4 roues, tout-terrain, muni d’un guidon (et prochainement d’une commande joystick), a été mis au point au Fontanil-Cornillon, où il est actuellement produit. « Il est toujours produit à l’échelle artisanale, mais nous avons conclu le 10 février à Lyon, un accord pour le produire à l’échelle industrielle dans l’usine SITL qui fabriquait jusqu’à présent les lave-linge Fagor-Brandt. Cela a permis de sauver une quarantaine d’emploi, peut- être bientôt davantage. Cela dépend de la vitesse à laquelle la sécurité sociale prendra la décision de rembourser ce moyen de transport. J’ai bon espoir qu’elle arrive rapidement, puisque pour le moment, les fauteuils d’importation sont remboursés n’existant pas encore de production française. » Décision en attente, mais que M.Braine anticipe comme favorable, d’autant qu’il était venu ce jour-là, armé d’une lettre de félicitations signé de la main de François Hollande.
On pourrait donc voir fleurir prochainement cet hybride entre la voiturette et le quad écologique (puisqu’entièrement électrique). Pour cela, il faudra peut-être attendre que les prix deviennent plus accessibles. « Le fait que la production soit artisanale, et les précautions en matière de sécurité étant très importantes, font que le produit est aujourd’hui assez cher. Mais l’industrialisation va permettre d’abaisser le prix de vente de 15.000€ aujourd’hui à 5000€, pour pouvoir aussi le commercialiser à tout le monde. » Car voilà l’autre piste d’évolution : le Mobile-Dream pourrait être commercialisé pour tous. « Nous avons assez vécu les situations où l’on spécifie les personnes handicapées en les mettant hors du jeu social. Cet équipement doit donc être utile tant aux valides, qu’aux autres. »

Caroline Thermoz-Liaudy



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