Fermer la publicité

Michel Thiollière confronté à une fronde au sein du Parti radical

Loire le 19 mai 2015 - Mathieu Ozanam - Politique - article lu 1094 fois

Michel Thiollière confronté à une fronde au sein du Parti radical
Mathieu Ozanam - « Si nous ne sommes pas unis, nous allons droit dans le mur »

Le maire de Saint-Etienne se voit régulièrement soumis à la critique de son prédécesseur. Redevenu président départemental du Parti radical, Michel Thiollière se voit contesté par des radicaux, actuels ou en souffrance avec le mouvement qui lance un appel.

« Il y a un malentendu entre le Parti radical et son président. » Un sévère malentendu pourrait-on même ajouter. Ils sont une quinzaine, réunis dans une brasserie stéphanoise ce mardi soir à faire ce constat, mais ils disent être une trentaine en tout. Il y a là des adhérents, dont certains sont membres du bureau, et des anciens adhérents. Des déçus qui n’ont pas renouvelé leur cotisation et des exclus pour avoir choisi de rejoindre en octobre 2013 le candidat UMP aux municipales de Saint-Etienne Gaël Perdriau, s’affranchissant de la ligne de leur parti.

A l’origine de leur démarche, il y a les déclarations dans la presse de leur président Michel Thiollière à l’encontre du maire de Saint-Etienne. L’épisode des élections départementales a également laissé des traces. Le Parti radical avait soutenu dans le canton de Saint-Etienne 6 une liste indépendante de celle de la majorité départementale de droite et du centre. Une décision qui avait contribué à la dispersion des voix et à l’élimination du binôme d’Union pour la Loire constitué de deux adjoints de Gaël Perdriau. « Ce qui est d’autant plus grave, c’est que par cette manœuvre, ils auraient pu faire gagner le Front national au second tour », dénonce Michel Béal, ex vice-président du Parti radical et adjoint en charge des ressources humaines. Et il n’aura échappé à personne que dans quelques mois auront lieu les élections régionales. « On risque de revivre puissance 10 ce que nous avons vécu aux départementales. Demain les dégâts risquent d’être irréversibles. »

Appellent-ils alors Michel Thiollière à démissionner, comme l’ont fait leurs homologues élus UDI de la Loire fin avril en demandant à François Rochebloine de quitter la présidence départementale de leur parti ? « Je ne demande rien au président, se défend Jean-Pierre Berger, toujours membre du Parti radical et adjoint au développement durable à la Ville de Saint-Etienne. Je m’adresse aux adhérents pour savoir s’ils sont d’accord ou non avec leur président. Aujourd’hui il faut que les vrais radicaux se comptent et disent où ils se situent. » C’est la raison pour laquelle ils lancent ensemble un appel aux adhérents et aux sympathisants à rejoindre leur initiative qu’ils ont baptisé : Mouvement alternatif radical. Ils ont créé à cette fin une adresse électronique (mar42@laposte.net). Ils évalueront ensuite leur force et les suites qu’ils entendent donner à leur contestation.

Mathieu Ozanam

Les signataires du Mouvement alternatif radical

Parmi les participants à cette réunion figuraient : Michel Béal, Said Belaidi, Jean-Pierre Berger, Noël Berlier, Jean-Michel Bernheim, François Bouchut, Sylvain Cernuta, Christian Custodio, Ernest Czizek, Claude Faure, Marie-Eve Goutelle, Kaddous Halaimi, Denise Leydier, Daniel Jacquemet, André Luquet, Daniel Jacquemet, Jean-Jacques Rey, André Sauvignet, Josette Scheriani, Cédric Sillitto, Georges Ziegler.

 



À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide