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Mgr Dominique Lebrun (évêque de Saint-Etienne) au Kurdistan : une « catastrophe humanitaire sans précédent »

Loire le 11 août 2014 - La Rédaction - Agglomération stéphanoise - article lu 647 fois

Face aux conditions dramatiques affligées aux minorités par le soi-disant Etat Islamique en Irak, Mgr Dominique Lebrun, l’évêque de Saint-Etienne, a interrompu ses vacances en Bulgarie.

Face aux conditions dramatiques affligées aux minorités par le soi-disant Etat Islamique en Irak, Mgr Dominique Lebrun, l’évêque de Saint-Etienne, a interrompu ses vacances en Bulgarie. Il est arrivé cette nuit à Erbil, capitale du Kurdistan autonome irakien, avec Mgr Monseigneur Pascal Gollnisch, directeur de l’Œuvre d’Orient en France. Celui-ci était déjà dans cette région avec le cardinal Barbarin fin juillet.

L’évêque de Saint-Etienne était déjà venu en 2000 dans cette région. Il constate une situation effroyable : une ville et des villages vidés de ses habitants, à l’exception des personnes grabataires et de quelques autres. Tous les chrétiens de Qaraqosh ont fui soit à Erbil soit dans d’autres villages, ainsi que d’autres minorités religieuses telles que les Yazidis, une communauté pré-musulmane de 200 000 personnes. Les rebelles sont armés, et font régner la terreur, violant les femmes, et pillant les habitations. Au sommet de l’horreur, des femmes seraient enlevées et mises en vente. Dans les centres de réfugiés, la vie s’organise avec beaucoup de générosité mais le désespoir n’est pas loin.

Mgr Dominique Lebrun n’hésite pas à parler de catastrophe humanitaire sans précédent, si aucun moyen humain, diplomatique, spirituel et sans doute militaire ne sont pas mis en œuvre rapidement.

Dans un entretien avec l’AFP Mgr Dominique Lebrun analyse la situation : « On a en face de nous des terroristes qui sont sans foi ni loi et en même temps qui peuvent être arrêtés. Ce sont 5 000 combattants, sauf qu’on ne sait pas par qui ils sont soutenus. Ils sont évidemment soutenus, ils ont du matériel. Il faut que la communauté internationale, qui a l’air unanime, détermine qui aide ces gens-là. Il y a une action diplomatique à avoir, une action humanitaire et aussi une action, je suis désolé de le dire en tant qu’évêque, militaire. Il faut employer la force, comme les Américains ont commencé à le faire mais avec une analyse précise de la situation... Il faut que ce soi-disant État, cette soi-disant armée soit arrêtée. »

(communiqué et AFP)



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