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Méthanisation, l'impasse à Anthon ?

Isère le 30 janvier 2015 - Claire Thoinet - Nord-Isère - article lu 1006 fois

Méthanisation, l'impasse à Anthon ?
Claire Thoinet - Des habitants venus en nombre pour échanger sur le projet de méthanisation avec les représentants de SAS Saint-Louis éne

Durant l'enquête publique, la réunion d'information a fait salle comble. Elus, associations et habitants du territoire se sont exprimés sur le projet local de méthanisation d'Anthon.

Rhône-Alpes ne compte que sept unités de méthanisation. Le projet de la SAS Saint-Louis énergies veut transformer effluents d’élevage, déchets agroalimentaires et de collectivités en biogaz, puis électricité et chaleur. La matière restante (digestat) fertilisera les terres cultivées.

L’enquête publique porte sur le projet d’installation classée pour la protection de l’environnement. La communauté de communes Porte dauphinoise Lyon-Saint-Exupéry (CCPDLS) veut s’appuyer sur les habitants pour s’opposer au projet. Origine des déchets, distances réglementaires des habitations, odeurs, bruits, chiffres annoncés, circulation de tracteurs et de camions, risques… autant de questions posées.

Les élus évoquent le manque de concertation, l’incompatibilité avec le plan local d’urbanisme d’Anthon, donc avec le Scot de la Boucle du Rhône en Dauphiné et la DTA de l’aire métropolitaine lyonnaise ; l’impact sur le bois des Franchises, le corridor écologique. Ils prônent un projet de territoire et non venant d’un privé. La société et ses cabinets d’études ont répondu aux questions et reproches, restant assez techniques. Tous n’étaient pas contre l’unité de méthanisation agricole et territoriale, conscients que gérer les déchets est nécessaire. Que faire face au gaspillage alimentaire ?

Incinérer, enfouir ou collecter et trier ces biodéchets ? Pour Pierre Jargot, président de la SAS Saint-Louis énergies, la fermentation des matières organiques est une réponse pour le territoire. Le Gaec Saint-Louis, implanté sur Anthon, a mené réflexion et étude depuis 2010. De nombreux points ont été soulevés, sans enlever la frustration. Pierre-Yves Fafournoux, commissaire-enquêteur, a mené les débats satisfait. Les échanges enrichiront sa réflexion pour rendre un avis consultatif au Coderst (conseil de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques)  et au préfet.

Claire Thoinet



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