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Metallurgie - Ascométal : le site du Marais en attente de diversification

Loire le 01 juin 2014 - Denis Meynard - Agglomération stéphanoise - article lu 1284 fois

Metallurgie - Ascométal : le site du Marais en attente de diversification
La vente d'une partie inoccupée des vastes bâtiments proches de Geoffroy-Guichard devrait être relancée (© Denis Meynard)

Avec la reprise de la très grande majorité des salariés d’Ascométal (1 820 emplois sur un près de 1 900) et le maintien des six sites français sur une durée minimum des 7 ans l’offre du reprise du consortium mené par Frank Supplisson maintient la petite unité stéphanoise dans le giron du groupe.

La cession à Sparkling Industrie, validée par le Tribunal de commerce de Nanterre, pour la sortie du redressement judiciaire ouverte en mars, prévoit la levée de 230 M€ de financement et peut compter sur un prêt de l'Etat de 35 M€, via le Fonds de développement économique et social (FDES).
Présenté comme « français », car il réunit des personnalités de l’industrie hexagonale et parce qu’il est financé en partie par les fonds publics, le plan devrait se traduire par la suppression de trois emplois de commerciaux à Saint-Etienne, laissant l’effectif à 63 salariés. Ce site rattaché à la branche mécanique d’Ascométal, effectue actuellement du chômage partiel, à hauteur d’un jour par semaine.
Lors de la restructuration lancée en 2012, il avait perdu quelques emplois. Mais l’usine issue de la Compagnie des Fonderies, Forges et Aciéries de Saint-Etienne, fondée en 1865 par Charles Barrouin, avait déjà un nombre de salariés très inférieur aux 1 500 personnes de quelques décennies auparavant. Parallèlement, elle a successivement perdu son aciérie, puis son laminoir. Aujourd’hui, la principale activité est constituée par le parachèvement de barres ainsi que la fabrication de produits semi-finis de type lopins et crémaillères de direction.
Ascométal transforme à Saint-Etienne près de 15 000 t d’aciers par an. Principalement des lopins et des crémaillères de direction. Les secteurs de l’automobile et du roulement représentent près de 100 % de ses débouchés. Avec deux entreprises à capitaux majoritairement japonais pour clients : NTN-SNR à Annecy (Haute-Savoie) et Jteckt à Grigny (Rhône). Pour réduire sa dépendance au secteur en crise de l’automobile, un investissement de près d’1 M€ servant à fabriquer des pièces pour des engins de chantier est prévu. « Ce projet, qui devrait créer trois emplois, a été confirmé par les nouveaux actionnaires », indique un représentant des salariés.

Denis Meynard



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