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Messageries lyonnaises de presse : un virage

Isère le 25 février 2015 - Jacques Savoye - Économie - article lu 858 fois

Messageries lyonnaises de presse : un virage
J.S. - - La diffusion de la presse reste le coeur de métier des M.L.P. qui diversifient leurs activités (photo J.S.).

A Saint-Quentin Fallavier, confrontées à l'érosion du marché de la presse écrite, les MLP (350 salariés) s'engagent dans une logique de diversification.

« Ils n’en mouraient pas tous mais tous étaient frappés » dirait le bon Jean de La Fontaine s’il devait commenter les difficultés que connaît la presse écrite, version papier. Directrice marketing des Messageries lyonnaises de presse à Saint-Quentin-Fallavier, Marie-Cécile Vignault préfère parler d’érosion pour évoquer la baisse des tirages, et donc de la diffusion des quotidiens, des hebdomadaires et des mensuels. Rien de gravissime à ce jour, du moins tant que la tendance ne s’accentue pas. Preuve en est que les 350 salariés de l’entreprise, implantée sur 7 hectares en Nord-Isère depuis 1993, ont traité chaque jour de 2014 quelque 1,3 million de périodiques, « Que des magazines » précise Catherine Vignon, directrice des solutions logistiques, pour un chiffre d’affaires annuel de 90 M€. Ici arrivent, directement des imprimeurs, des titres aussi différents que Closer, Paris Match, Auto Hebdo » ou  France football pour ne citer qu’eux. Triés manuellement, ces journaux (240 tonnes/jour) sont ensuite acheminés vers 27 000 points de vente dont 900 pour Paris intra-muros, d’autres à l’étranger (Belgique, Espagne…). A la manipulation de base s’ajoutent le retour et le traitement des invendus et, selon la demande, le réassortiment des titres. Ce fut ainsi le cas pour Charlie Hebdo, les M.L.P. ayant été mises en ébullition par les réimpressions successives du journal satirique. Un événement qui ne masque pas la réalité. « Notre cœur de métier reste la presse mais nous sommes désormais dans une logique de diversification. Un enjeu majeur » explique Catherine Vignon. Les M.L.P. se lancent donc dans le hors-presse, ces confiseries, CD, DVD et autres gadgets que l’on trouve chez les diffuseurs. A ces articles s’ajoute une logistique spécifique pour des clients comme Bic, Lego, Mattel, Stabilo ou Xerox. « Nous gérons environ 2 300 références, assurant la préparation des commandes, leur conditionnement et le packaging, le tout pour 4 M€ de C.A. annuel » dit encore Mme Vignon. Les M.L.P., dont le statut juridique est celui d’une coopérative d’éditeurs, amorcent donc un virage décisif quant à leur avenir. Un tournant que conforte le rôle des filiales comme Alliance, Dansmondépôt.com et Agora, cette dernière ciblant les produits culturels.

Jacques Savoye

 



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