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Merker France : top départ de l’activité sur l’ancien site Samro à Balbigny

Loire le 06 janvier 2014 - Aline Vincent - Actualités - article lu 2057 fois

Merker France : top départ de l’activité sur l’ancien site Samro à Balbigny
Merker pérennise l'activité industrielle sur le site (© DR)

Un an se sera écoulé entre la fermeture du site industriel Samro à Balbigny et l’installation de Merker France, assembleur des châssis de la marque Merker du groupe Magaritelli (Compagnia italiana rimorchi).

Le constructeur italien de remorques et semi-remorques est l’un des tous premiers acteurs européens du marché. Il est également propriétaire des marques Viberti et Cardi. Il cherchait à développer sa présence sur le marché français, second après l’Italie. Il construira à Balbigny une partie de sa gamme, tout en commercialisant d’autres modèles. Pour Fernando Margaritelli, qui incarne la dernière génération à la tête du groupe familial (dont l’origine remonte en 1870), la création de Merker France constitue une étape importante. « Jusqu’à présent, les livraisons se font depuis l’Italie. Il est important pour nous de disposer d’une implantation solide en France pour produire des véhicules adaptés à ce marché et à l’exportation. Le fait de disposer ici d’un siège social, de la production et du service après-vente rassure nos clients ». Le démarrage de l’activité programmé pour ce 6 janvier est le fruit du projet mené par deux associés de longue date, Christian Pouyet et Lionel Vayron (ce dernier est originaire de Montbrison). Le premier, ingénieur process industriel a une grande expérience de mise en place de nouveaux sites industriels pour de grands groupes internationaux. Il est par ailleurs administrateur de la Fédération française de carrosserie. Le second est spécialiste de la gestion des réseaux de distribution. Il cumule une bonne connaissance des acteurs du marché de l’équipement pour les professionnels du transport sur le marché international. C’est d’abord en tant que conseils d’un groupe allemand qu’ils ont été amenés à découvrir le site. Le projet n’ayant pas abouti, à priori pour cause de délais, ils se rapprochaient du groupe italien CIR, acteur majeur du secteur.

Le savoir-faire des licenciés de Samro

Répondant opportunément à sa stratégie d’implantation française, ils trouvaient rapidement un terrain d’entente. Le site industriel de Balbigny jouissait par ailleurs d’un positionnement géographique favorable à l’activité avec sa desserte par l’A 89 sur l’axe Bordeaux-Genève et sa proximité avec Lyon, Saint-Etienne, Roanne et Clermont-Ferrand. Parallèlement, le bassin dispose des savoir-faire nécessaires au constructeur, à commencer par les anciens salariés licenciés par Samro. C’est auprès des principaux intervenants économiques du département et de la Région Rhône-Alpes qu’ils se tournaient aussi. En effet, dès l’annonce de la fermeture de Samro, se constituait un comité de pilotage composé de l’Adel 42 (Agence de développement économique), du conseil général, des élus de Balbigny, de sa communauté de communes, des services de l’Etat, de la Région Rhône-Alpes sans oublier les ex représentants du personnel Samro. Compte tenu de l’enjeu économique et humain, des solutions de financement étaient mises en place en 4 mois seulement. Epora (Etablissement public de l’ouest Rhône-Alpes) rachetait le site industriel le 10 septembre au crédit bailleur Sogéfimur pour 3,5 M€ en vue d’une cession ultérieure des locaux aux industriels. L’investissement se monte à 6 M€ (1,5 M€ pour le bâtiment, 0,5 M€ pour l’agencement industriel et 3,8 M€ en machines-outils). Des avances remboursables et des prêts participatifs ont été obtenus de plusieurs partenaires. L’usine Merker France sera spécialisée dans la réalisation de semi-remorques rideaux coulissants et de deux types de fourgons (à panneaux d’acier utilisés en porte-vêtements sur longue distance (Afrique du nord, Europe de l’Est…) et panneaux « sandwich » en mousse polyéthylène entre deux feuilles de tôles d’acier). D’autres entreprises s’apprêtent à venir s’installer sur le site.


Aline Vincent


De 17 salariés aujourd’hui à plus de 100 à terme La phase de redémarrage a nécessité l’embauche immédiate de 17 salariés. Durant l’année 2014, il est prévu la construction de 400 semi-remorques et remorques. Une montée en puissance progressive devrait permettre d’atteindre 1 000 à 1 200 unités avec une équipe de 100 à 120 personnes. Georges Ziegler, vice-président du conseil général et président de l’Adel 42 dirigée par René Bayle, cheville ouvrière de l’opération, se félicitait lors de la présentation à la presse que la relance du site « génère plus d’emplois qu’il en aura perdus ». De son côté, Marie-Hélène Riamon, représentant la Région Rhône-Alpes, se réjouissait que « le coup de pouce de l’argent public permette de faire redémarrer un site industriel rapidement ».



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