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Menace de fermeture du marché aux bestiaux de La Talaudière

Loire le 04 novembre 2016 - Denis Meynard - Agroalimentaire

Menace de fermeture du marché aux bestiaux de La Talaudière
Denis Meynard - Les clients attendent des réponses sur la pérennité du marché aux bestiaux

Le maire de la commune demande des soutiens pour financer le fonctionnement de la halle de 6 300 m² installée sur sa commune.

Le marché aux bestiaux de La Talaudière, le second plus important de Rhône-Alpes après celui de Bourg-en-Bresse, pourrait cesser de fonctionner dans le courant de l’année prochaine. C’est en tout cas la menace que fait peser Pascal Garrido, le maire de la commune propriétaire de cette installation depuis juillet 2015. Il avance pour cela le déficit, selon lui chronique, de cet équipement racheté pour près de 2,3 M€ à la ville de Saint-Etienne. Malgré une réduction des charges fixes, avec un effectif qui n’est plus que de 2,5 personnes, l’élu estime que le déficit annuel d’exploitation de 60 000 € est incompressible. Il ajoute que l’activité du marché est soumise à une évolution du mode de vente des bovins et des veaux qui ne lui est pas favorable, avec de plus en plus d’achats d’animaux réalisés directement dans les exploitations.


« Si ce service rendu aux producteurs et aux acheteurs est jugé indispensable, il faut que la chambre d’agriculture et la région fassent des efforts pour participer au déficit de fonctionnement (…) Laurent Wauquiez a bien été capable de trouver 3 M€ pour les chasseurs », lance Pascal Garrido. Se plaignant d’avoir des difficultés à trouver des interlocuteurs, il indique avoir rencontré le préfet, Evence Richard, « qui va réunir les différentes parties prenantes ».
D’ici là, il a eu mercredi un échange avec la direction générale des services de l’agglomération, susceptible d’être associée au devenir de cet équipement. Certaines charges de fonctionnement (eau, électricité… etc.) pourraient être réduites, à condition de réaliser des investissements. La question devait être évoquée jeudi, lors d’une réunion de l’exécutif de la communauté urbaine. L’activité hebdomadaire de ce marché aux bestiaux, concentrée sur le lundi, plafonne autour de 600 jeunes veaux et d’une centaine de bovins à viande. Avec une prévision de 26 000 à 28 000 animaux vendus sur 2016. La progression de 50 % enregistrée par rapport à 2013 intervient après plusieurs années de vaches maigres, qui ont débuté au milieu des années 2000.

Denis Meynard



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