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Mecabruel : conjonction de compétences et diversification

Loire le 31 juillet 2015 - Aline Vincent - Industrie - article lu 473 fois

Mecabruel : conjonction de compétences et diversification
Aline Vincent - Un conjonction de techniques et de matériaux

Il y a 1 an, David Chaillot et Patrick Hareux, tous deux ingénieurs en mécanique, reprenaient Mecabruel à Roanne au départ à la retraite de son fondateur. En 1 an, le chiffre d'affaires a progressé de 30 %.

En juin 2014, David Chaillot et Patrick Hareux, ingénieurs mécanique, reprenaient l'entreprise roannaise Mécabruel au départ à la retraite de son fondateur Jean-Pierre Bruel. Dès leur installation rue de Bapaume à Roanne, ils mettaient en œuvre une politique de diversification commerciale, de réactivation des clients historiques tout en continuant à s'appuyer sur des clients importants comme Barriquand Steriflow. Stratégie payante puisqu'en un an le chiffre d'affaires de la société est passé de 950 000 € à 1,2 M€. Prochain objectif : 1,5 M€ dans les 3 ans à venir. À cela il faut ajouter l'apport que représente la clientèle de la société Peignin et Jacquet (Orléans) dirigée par Patrick Hareux. Elle est spécialisée dans une technique complémentaire, le tournage horizontal. Ainsi, aux clients essentiellement basés sur le roannais, compte tenu de l'important volume des pièces fabriquées - l'usine est spécialisée dans les grandes dimensions à forte valeur ajoutée - s'ajoutent un développement au sud du bassin parisien. L'offre de compétences de Mécabruel réunit plusieurs métiers de la mécanique : l'usinage, le tournage et l'alésage. Même chose pour les matériaux avec l'acier, l'inox et l'aluminium.

Difficultés à recruter

Quant aux deux dirigeants, ils se sont aussi réparti les rôles. David Chaillot est davantage en charge de la gestion tandis que Patrick Hareux supervise toute la partie technique. L'effectif composé d'une douzaine de personnes est amené à progresser. Les 2 actionnaires regrettent toutefois les difficultés à recruter. Alors que les compétences acquises par l'expérience disparaissent peu à peu du marché du fait des départs à la retraite, la difficulté à attirer les jeunes dans ces professions réduit le creuset de savoir-faire disponibles.

Pourtant, comme tout ce qui est rare est cher, le principe s'applique aussi dans les salaires proposés, supérieurs à ceux pratiqués dans d'autres secteurs d'activité. Chambre de Métiers et syndicats professionnels ont beau multiplier les actions de communication positives, il reste encore beaucoup à faire. Concernant leur actualité, David Chaillot et Patrick Hareux réfléchissent à la mise au point d'un produit propre. Le projet est encore en gestation. Ils envisagent aussi de racheter le bâtiment de 2 300 m2 qu'ils occupent actuellement dans la ZI de Bapaume au Roannais Agglomération.

Aline Vincent



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