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Me Robin : entre Saint-Genest-Malifaux et le Conseil régional des notaires

Loire le 25 septembre 2014 - Florence Barnola - Actualités - article lu 1255 fois

Me Robin : entre Saint-Genest-Malifaux et le Conseil régional des notaires
(D.R.)

« Pour moi c’était évident de devenir notaire, je ne me suis pas vu faire autre chose, raconte Me Stéphane Robin, sauf cosmonaute et pilote de chasse. » ajoute-il avec espièglerie.

« C’est un métier intéressant, nous rencontrons beaucoup de monde, nous faisons des choses variées et le travail est pointu, méticuleux. Dans chaque dossier il y a une multitude de questions qu’il faut résoudre les unes après les autres, et de plus en plus maintenant d’ailleurs. »

Un parcours sans faute

L’année 2003 marque son installation et la succession de son père dans l’office genésien du 38 rue du Forez. Depuis l’étude s’est modernisée en instaurant notamment la signature électronique l’année dernière ainsi qu’en déménageant dans des locaux rénovés, aux Chalayes, début 2014. Aujourd’hui ils sont six à travailler dans ce cadre bucolique, Me Robin et 5 collaborateurs dont deux notaires diplômés. « A la campagne, on a plutôt des compétences générales, on touche à tout. Des organismes sont là pour nous aider pour des dossiers plus compliqués, par exemple le Cridon à Lyon à qui on peut téléphoner ou écrire. Mais nous ne travaillons pas que sur Saint-Genest, nous avons bien-sûr une compétence nationale. »
Le parcours de Stéphane Robin est sans faute : « Une licence en droit, l’école de premier clerc, le CFPN (Centre de formation Professionnelle Notariale) à Lyon. » Avant de s’installer il effectue un stage de deux ans à Sainte-Colombe-les-Vienne dans le Rhône, puis un an chez maitre Chetaille à Saint-Etienne, « et pendant mon école de clerc, j’ai passé deux ans chez mon père à Saint-Genest ». Après avoir prêté serment et s’être établi, il passe un master de droit fiscal à l’université Paris-Dauphine « Cela m’a donné des réflexes et une méthodologie ».
Au début de sa carrière, il s’engage pour sa profession en étant rapporteur pour la Chambre départementale des notaires. « Nous sommes formés pour savoir faire un rapport, nous avons aussi des modèles. » Fonction qu’il honore dorénavant, depuis 2013, au sein du Conseil régional de la Cour d’appel de Lyon. « Me Goyet, vice-président du Conseil, m’a demandé de rentrer avec lui. » Il est parmi les 17 membres qui composent l’instance.  « Je fais des rapports quand il y a des cessions d’offices sur la qualité de la cession, les compétences du candidat, la capacité financière, nous vérifions que le prix correspond bien aux coefficients qui sont pratiqués. Nous vérifions aussi qu’il n’y a pas eu de plaintes de clients vis-à-vis du cédant. Je m’assure que toutes les conditions sont bien validées dans le rapport. Mais le Conseil régional donne un avis consultatif, au final c’est à la Chancellerie que se traite la nomination d’un notaire. »
Concilier la marche de son étude avec ce type d’obligations, ne permet pas à Me Robin de s’imaginer investi dans l’instance nationale : « J’ai une étude individuelle où il est difficile de s’éloigner trop longtemps, partir deux ou trois jours à Paris est difficilement jouable. » Etre membre d’une structure représentant la profession signifie donc être actif  et disponible à cette tâche. « Pour le Conseil nous avons au moins une réunion par mois à Lyon au cours de laquelle nous évoquons le notariat sur la cour d’appel. Et puis il y a d’autres sessions particulières pour les rapports. Je suis aussi suppléant à la Chambre de discipline donc je vais également à Lyon pour statuer sur des dossiers de confrères.  Il faut se sentir concerné par le métier. C’est intéressant de voir ce qu’il se passe au sein de la profession, de côtoyer d’autres confrères...»

Florence Barnola


Le Conseil régional des notaires

Cet établissement d’utilité publique assure la représentation de la profession dans chacune des cours d’appel situées sur le territoire national. Son rôle est d’organiser des formations pour les notaires qui doivent se former 30 heures par an, et d’organiser l’inspection des études de la cour d’appel. Le Conseil régional donne également son avis sur la création, le transfert, la suppression, la fusion, la cession ou la scission d’offices.  
La Cour d’appel de Lyon compte 488 notaires et 2 000 collaborateurs. 201 offices y sont répertoriés dont 43 études dans l’Ain, 51 dans la Loire et 107 dans le Rhône.



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