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Maurice Galland : « Ce que je retiens c'est l'humanité de Dasté »

Loire le 16 octobre 2014 - Daniel Brignon - Culture - article lu 364 fois

Maurice Galland : « Ce que je retiens c'est l'humanité de Dasté »
(D.R.)

« Ce que je retiens de Dasté c'est pas seulement l'artisan de la décentralisation, les vocation qu'il a suscitées, mais l'homme qu'il était.

Tout ça se retrouvait dans son regard bleu limpide dans lequel je voyais le bonheur et la joie de vivre. Ce regard incisif se traduisait par une présence extraordinaire sur le plateau, mais disait en même temps l’humanité de Dasté. Son humanité, c’était sa manière de mettre en scène en amenant le comédien le plus loin possible dans le secret de ses émotions.
Jean Dasté a incarné l’esprit de la décentralisation, du théâtre populaire que je revendique. C’est un maître pour moi, que j’ai fréquenté dans les ateliers de la Comédie auxquels je participais comme jeune comédien amateur à 17 ans.
J’ai correspondu avec Jean Dasté après avoir quitté Saint-Etienne, souvent pour lui demander conseil. Je suis venu lui demander une dédicace pour le Centre dramatique de la banlieue sud dont j’étais le directeur technique quand il s’est installé à Corbeille-Essonne. Il a écrit cette phrase : “Que vive le théâtre qui éveille, qui éclaire, qui rassemble“. Avec Jean-Claude Penchenat, héritier aussi de cet esprit de la décentralisation, nous avons affiché cette phrase signée de sa main à l’entrée du théâtre. »

Propos recueillis par Daniel Brignon

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