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Mathieu Tournaire, l'ADN a parlé

le 16 novembre 2015 - Aline Vincent - Actualités - article lu 380 fois

Mathieu Tournaire, l'ADN a parlé
Tournaire - Mathieu Tournaire est revenu à ses premières amours

Mathieu Tournaire, 34 ans, a rejoint son père Philippe dans l'entreprise familiale après avoir vécu ses propres expériences. L'actualité est riche en ce mois de novembre.

La fin de l'année 2015 est riche en actualité pour la Maison Tournaire. Une exposition itinérante sous forme de rétrospective retraçant l'évolution du style Tournaire au fil de ces 4 décennies1, la  sortie d'un ouvrage écrit à la première personne, d'abord Philippe, puis Mathieu avec séances de dédicaces pendant l'exposition, et enfin le lancement de la dernière collection « Pensée Sauvage ». Une première création de bijoux fleur aux pistils sertissant les pierres précieuses autour d'une infinie palette de couleurs. Une ode à la poésie conçue à trois, avec le concours d'un membre féminin de la famille, Renée Denton-Delhomme.

Mathieu Tournaire a toujours grandi au dessus de l'atelier de bijouterie de son père Philippe, d'abord à Saint-Germain-Laval jusqu'à 4 ans, puis à partir de 1984, à Montbrison. « Je suis familier de cet univers depuis toujours, passant du temps dans l'atelier à bricoler, fabriquer des bijoux, m'amuser à assembler les pierres sur des montures... ». Un jeu dont il ne savait pas encore qu'il l'amènerait à devenir plus tard le directeur artistique d'un groupe qui compte aujourd'hui trois boutiques en nom propre, dont l'adresse prestigieuse du 7 de la place Vendôme à Paris, mais aussi le nouveau quartier Confluence de Lyon.

Les Etats-Unis et la Chine

L'entreprise regroupe désormais une cinquantaine de personnes pour un chiffre d'affaires de 5 M€. Les bijoux Tournaire sont distribués partout en France mais aussi dans le monde. Les Etats-Unis et la Chine sont les principaux clients à l'export. « Les Chinois apprécient tout particulièrement la " French Kiss ", Tour Eiffel montée à l'envers ! »

Avant de prendre conscience du plaisir que lui procurait ce savoir-faire, Mathieu Tournaire s'est choisi un tout autre chemin. Après le bac, il passe une licence en anthropologie, puis une maîtrise d'histoire. Il veut enseigner et pense finalement s'orienter vers l'enfance en devenant professeur des écoles grâce à un concours externe. En attendant, il enseigne le français durant 4 mois au Portugal, près de Porto. Mais c'est à son retour en France et par le fruit du hasard qu'il débute l'enseignement auprès d'élèves handicapés. « Le hasard avait bien fait les choses. J'avais une sensibilité pour ça. » Une expérience de 2 ans au cours de laquelle il constate qu'il n'entre pas dans le cadre de l'Education nationale, trop rigide pour lui. « Il n'y a pas place à l'initiative. Tout est établi, soumis à autorisation... Or, j'ai besoin d'avoir des projets, de réaliser des choses nouvelles. »

L'occasion de faire le point et de réaliser que la joaillerie qu'il n'avait jamais quittée, continuant à apporter sa contribution pendant les congés scolaires, était ce qui lui correspondait vraiment. Avec sa sensibilité, sa curiosité toujours stimulée au sein du noyau familial  avec une ouverture sur l'architecture, l'histoire... son père l'envoie faire ses armes dans un atelier de joaillerie lyonnais. Une expérience d'un an où il a appris d'autres techniques. « J'y ai aussi acquis une sorte de légitimité pour intégrer l'entreprise familiale, analyse-t-il aujourd'hui. Sa collection majeure, « Lock & Love » inspirée des cadenas accrochés au Pont des Arts à Paris, symbolise le lien affectif. Elle prend tout son sens dans le passage de témoin entre le père et le fils.

Aline Vincent

1 jusqu'au 14 novembre au siège 2, rue des Métiers à Savigneux, du 25 au 28 novembre 7, Place Vendôme à Paris et du 9 au 12 décembre 112, Cours Charlemagne à Lyon Confluence



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