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Marie-Claire Foucre, pédagogue et médiatrice numérique

Rhône le 19 octobre 2014 - La Rédaction - Actualités - article lu 1103 fois

Marie-Claire Foucre, pédagogue et médiatrice numérique
(D.R.)

Depuis quelques mois Marie-Claude Foucré a rejoint la direction Centre-Est d’Orange.

Basée à Lyon, couvrant les départements de l’Ain, de la Loire et du Rhône, elle est l’interlocuteur des institutions au sens large du terme, du monde des entreprises, des services culturels ou de la santé. Quand les relations entre l’opérateur et les collectivités sont tendues, on fait appel à ses talents de négociatrice : « Mon rôle est de faire comprendre les contraintes de nos projets aux institutions tout en faisant appréhender à nos équipes les obligations des collectivités ».
Mais la médiation n’est qu’une toute petite activité dans son quotidien : elle consacre la majorité de son temps à la pédagogie et à la promotion de l’innovation, « surtout sur les usages, la digitalisation de la société et des bénéfices qu’elle implique dans le quotidien des entreprises ou des collectivités », insiste-t-elle. Elle a la volonté de « contribuer au développement économique et social des territoires » par la promotion des usages du numérique et du déploiement des réseaux fixe et mobile, en haut débit et en très haut débit.
Une activité qui sied bien au caractère de cette « curieuse de la vie » qui n’a pas peur du changement et du progrès. Diplômée de la Sorbonne en géographie et aménagement du territoire, planification et urbanisme, « parce que j’ai toujours aimé ça », elle est également une ancienne élève du Wolfson College / Oxford University en économie du territoire. Pendant trois ans, elle y apprend à travailler à l’anglo-saxonne - et accessoirement l’aviron et à apprécier le vrai whisky - et goûte au pragmatisme tout britannique, «loin des poncifs académiques de la Sorbonne », souligne-t-elle avec malice.
De retour en France, c’est une rencontre dans un escalier qui scellera son destin avec les télécommunications : une voisine lui parle d’un poste au Centre national d’étude des télécoms, un laboratoire de recherche. Quelques sauts de puce plus tard, elle arrive à Lyon et devient la directrice de la communication d’Orange, en charge des relations institutionnelles, des relations presse et des partenariats. Entre 1993 et 1998, c’est une époque importante : « Orange devient Orange, Lyon accueille le G7, la Coupe du Monde de Foot, on a vécu de forts moments de communication ».
Mais la région n’est pas une inconnue pour la parisienne : l’un de ses aïeuls est né à Cuire, tout proche de Lyon, ses parents se sont rencontrés à Lyon - son frère y est même né - et ses vacances dans le sud de l’Ardèche entre 14 et 24 ans restent de très beaux souvenirs.
Retour à Paris : elle reste dans la communication, mais interne cette fois. Si Lyon fut agitée parce qu’active, Paris fut une autre période agitée, mais « plus difficile. C’était l’éclatement de la bulle Internet, le rachat de l’activité mobile. Ce n’était pas évident ». De là, elle devient directrice des relations avec les collectivités dans les Hauts-de-Seine, et revient à son premier amour : l’aménagement du territoire.
Une mission poursuivie à Lyon, qu’elle a plaisir à retrouver : « La ville a beaucoup évoluée depuis mon départ, j’apprécie son dynamisme », indique-t-elle. Très intéressée par l’urbanisme, les villes, cette passionnée d’arts décoratifs adore se perdre dans la salle des ventes parisienne Drouot, par exemple. Indépendante, éprise de liberté, elle apprécie autant les villes grouillantes d’Inde que les marches solitaires dans le désert.

Stéphanie Borg



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