Fermer la publicité

Marie-Anne Menoud, son énergie à la Frapna

Loire le 16 juin 2015 - Xavier Alix - Sciences, Santé, Environnement - article lu 636 fois

Marie-Anne Menoud, son énergie à la Frapna
Xavier Alix

Directrice environnement de la Frapna (Fédération Rhône-Alpes de protection de la nature) Loire depuis avril en attendant de devenir « directrice scientifique », Marie-Anne Menoud témoigne d'expérience double : sur les écosystèmes et la promotion des énergies renouvelables.

Encore un peu de temps pour mieux connaître son environnement. Marie-Anne Menoud remplace pour l’instant Raphaël Delpi à la seule direction « environnement » de la Frapna Loire. Mais la réduction des coûts et son attaché de près, la mutualisation, n’épargnent personne. La prochaine retraite du responsable biodiversité amènera donc Marie-Anne Menoud, à un poste de directrice « scientifique » de l’association dans la Loire.

« La Frapna ? Je connaissais comme structure d’excellence, reconnue nationalement et avais entendu parler de l’Ecopôle. J’espère apporter un regard extérieur enrichissant son action et sa visibilité », raconte l’intéressée. Travailler à la préservation et à l’éducation de l’environnement, tout l’objet de la Frapna, c’est pour Marie-Anne Menoud, 52 ans, un retour aux sources très précis. « Je suis née avec un respect profond pour la vie. Face à l’Homme, la nature a besoin de défenseurs. J’ai longtemps rêvé de travailler dans une grande réserve naturelle en Afrique…» 

D’une famille d’origine essentiellement savoyarde mais née en Allemagne et habituée à parcourir la France avec un père dans l’Armée, son obsession à comprendre les rouages de mère nature lui fait obtenir un DEA en écosystèmes méditerranéens et continentaux à Marseille puis une thèse sur la physiologie végétale à l’Inra Clermont-Ferrand. Période propice à de rares incursions dans la Loire : « un peu les Monts du Forez et au musée d’Art moderne ». En 1993,  « alors bien courageuse », elle lance à Toulouse son cabinet d’étude environnement. Au bout de 6 mois, premiers contrats avec les collectivités : Département puis Agence régionale de l’environnement… Expérience de 5 ans durant laquelle « j’ai beaucoup appris, notamment sur les institutions, les acteurs. Mais j’avais envie d'équipe. » Elle valorise alors ce parcours en intégrant dans le Lot Quercy énergies, une des toutes premières agences locales de l’énergie (comme aujourd’hui Héliose dans la Loire). La promotion de l’efficacité énergétique, certes un nouveau métier, mais la directrice a alors son expérience institutionnelle à faire valoir : dénicher des financements par exemple...

La suite, ce sont des contrats en collectivités : chargée des milieux naturels et biodiversité à la mairie de Toulouse puis à l'agglomération Sicoval au sud-est de Toulouse. Retour à l’énergie avec un détour de 3 ans dans une autre agence en Bretagne pour une expérience plus « difficile ». Encore dans ce domaine, Marie-Anne Menoud saisit l’occasion de revenir en Midi-Pyrénées dans l’association Prioriterre dans le Gers. Des problèmes financiers mettent précocement fin au contrat. Restant dans le Gers, à mi-temps dans une exploitation maraîchère bio, elle mettra à profit son expérience énergétique en réalisant des commentaires radios sur l’environnement : « des dialogues fictifs pédagogiques de voisins sur le thème de l’énergie, la qualité de l'air... » C’est aussi un temps de réflexion abouti : « j’ai alors décidé de redevenir végétarienne et de travailler pleinement sur la préservation de l'environnement. » C’était sur sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle. Dans la Loire, cette grande amatrice de randonnée pourra profiter pleinement de sa passion.

Xavier Alix



À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide