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Marcus Miller, un art à maturité

Isère le 01 juillet 2015 - Sevim SONMEZ - Musique - article lu 57 fois

Marcus Miller, un art à maturité
S.So. - Marcus Miller a livré un concert éblouissant.

Marcus Miller, ses musiciens et ceux de l'orchestre national de Lyon se sont réunis le temps d'une soirée unique, au Théâtre antique, mardi 30 juin.

Trois musiciens de chaque côté de la scène et l’Orchestre national de Lyon sous la direction de Damon Gupton au centre, le décor est planté. Marcus Miller est l’élément central qui fait le lien entre tous les musiciens, en duo avec le percussionniste, le saxophoniste, le trompettiste ou le violoncelliste .

Ce concert de haut vol a été scindé en deux parties : la première en collaboration avec l’Orchestre symphonique et la deuxième avec son groupe pour les extraits de son dernier album Afrodeezia. Inspiré par la Motown ou le compositeur classique Georges Bizet, Marcus Miller a livré des morceaux arrangés avec finesse, démontrant que tous les styles musicaux peuvent s’associer. « Le mur entre la musique classique et le jazz est tombé. Les musiciens sont tous pareils », souligne le bassiste.

« Un artiste pour la paix »

Pour son album Afrodeezia le bassiste, devenu ambassadeur pour l’Unesco, a accompli la route de l’esclavage : de la côte Ouest de l’Afrique aux Etats-Unis en passant par les Caraïbes et le Brésil. Ainsi, de nombreuses collaborations ont vu le jour avec des musiciens lors de ses haltes musicales.

A 56 ans, Marcus Miller reconnaît volontiers être « un artiste pour la paix, un messager des musiques noires de la planète ». Il se souvient avec nostalgie de son premier disque acquis de ses propres deniers. Il s’agissait de « I’m black and I’m proud » de James Brown, à l’époque où il vivait dans une banlieue de New-York. Puis ce fut son admiration pour Ray Charles et Miles Davis pour lequel il compose plusieurs titres comme le fameux « Tutu » qu’il a interprété lors de son concert viennois. Mais c’est le batteur Lenny White, son voisin de quartier, qui lui met le pied à l’étrier. Aujourd’hui à son tour, il repère les jeunes talents et les met sous la lumière. « C’est important de passer l’histoire et j’adore l’énergie des jeunes. C’est ma responsabilité de leur donner une opportunité », explique Marcus Miller.

Des jeunes surdoués que le public de Jazz à Vienne a eu l’occasion de voir à l’œuvre avec le trompettiste Lee Hogans, le saxophoniste Alex Han, le pianiste Brett Williams et le batteur Louis Cato.
 

Sévim Sonmez



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