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Marchés nomades de Saint-Etienne : plus loin que le commerce

Loire le 11 décembre 2014 - Marine Graille - Commerces - article lu 651 fois

Marchés nomades de Saint-Etienne : plus loin que le commerce
Pour le doctorant Vincent Bodic, « le marché participe à la création d'une identité d'un quartier » (D.R.)

Places Carnot, Jacquard, Bellevue, Boivin, Saint-Roch, Albert-Thomas… Chaque quartier stéphanois dispose de son marché non sédentaire.

Au total, Saint-Etienne en compte plus d’une vingtaine, certains pouvant s’installant à trois reprises par semaine. Vincent Bodic, doctorant en géographie a choisi de baser sa thèse sur ces lieux de commerces, qui sont finalement l’objet de très peu d’études au niveau national. « J’ai lancé une enquête dans les villes de plus 80 000 habitants et je me suis intéressé en particulier à Saint-Etienne qui est, selon moi, très représentative du fait du nombre très important de marchés et de la paupérisation de la population », explique Vincent Bodic.

20 à 25 % pas pour acheter

Pour mener sa thèse, l’enseignant stéphanois s’est concentré sur une hypothèse de départ : le commerce non-sédentaire n’est pas qu’un lieu de commerce il est également un espace de rencontres sociales et politiques. « Le marché non sédentaire est un lieu de vie. Il n’y a qu’à voir le nombre de personnes qui se rendent sur les marchés dans le but de se promener, de discuter quelques minutes avec les commerçants… Bref de créer du lien social. J’ai estimé qu’en moyenne entre 20 et 25 % des usagers des marchés ne viennent pas pour acheter », assure Vincent Bodic.

Dans sa thèse, le Stéphanois met également en lumière les disparités des marchés stéphanois. « Il n’y pas forcément les mêmes besoins et les mêmes attentes des habitants. A Montreynaud par exemple, le marché est une sorte de substitut au désert commercial. Il a un rôle fondamental pour la proximité des riverains. Ce qui fait qu’un marché fonctionne dépend de son implantation. Par ailleurs, d’après ce que j’ai pu observer : le marché participe à la création d’une identité d’un quartier. »

Pour Vincent Bodic, l’image du marché qui supplante reste particulièrement positive. « Ce qui fait venir les personnes c’est la convivialité mais aussi la qualité des produits que l’on y trouve et souvent à de bons prix. La grande distribution commence elle aussi à utiliser cette image valorisante en recréant l’ambiance des marchés dans certaines enseignes. »

Marine Graille



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