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Maréchalerie - Un atelier inauguré à Sury-le-Comtal

Loire le 24 avril 2014 - Louis Thubert - Actualités - article lu 1014 fois

Maréchalerie - Un atelier inauguré à Sury-le-Comtal
Légende : Le ferrage « à la française », le maréchal ferrant et son assistant qui tient le pied du cheval (© Louis Thubert)

Ce sont les seuls à pratiquer ce type de maréchalerie dans la Loire.

Benjamin Laurent et Martin Guillot ont inauguré dimanche 20 avril, l'atelier « Maréchalerie d'Antan », à Sury-le-Comtal. Les deux hommes « chaussent » depuis septembre chevaux, poneys, ânes et bovins « à la française », c'est-à-dire l'un -Martin- tenant le pied de l'animal, l'autre -Benjamin- fixant le fer au sabot, contrairement au travail « à l'anglaise » où le maréchal coince entre ses cuisses le pied du cheval.
Les fers posés par Benjamin et Martin sont fabriqués à l'atelier, la plupart des maréchaux travaillant, eux, avec des fers mécaniques usinés par des machines. « On est les seuls dans la Loire à forger nos fers, explique B. Laurent. Sur les quelques 1 840 entreprises de maréchalerie en France, 25 forgent eux-mêmes leurs fers. »
Le maréchal et son teneur de pied posent principalement des fers orthopédiques, « 70 à 80 % de la clientèle, selon B. Laurent. Cela nécessite de s'adapter à chaque pied de cheval ». Ce qui explique pourquoi il préfère forger ses fers avec Martin Guillot plutôt que les acheter dans le commerce : les fers à cheval forgés sont plus résistants que les fers mécaniques, et plus adaptables aux pathologies des animaux. Maréchalerie d'Antan ferre environ 150 chevaux par semaine, et est connu surtout par le bouche à oreille : « Je suis l'un des plus chers de la Loire, déclare Benjamin Laurent. Les clients ciblés viennent car ils ont eu de bons échos sur mon travail, car ils ont les moyens de se payer ce type de maréchalerie. »

Louis Thubert



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