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Maladie de Verneuil : ce n'est pas de l'acné

le 27 juin 2015 - Destination Santé - Sciences, Santé, Environnement - article lu 74 fois

Maladie de Verneuil : ce n'est pas de l'acné
Destination Santé

Affection encore peu connue du public, la maladie de Verneuil touche pourtant près de 1% de la population française. Maladie inflammatoire chronique de la peau, elle se caractérise par des lésions cutanées généralement situées au niveau des aisselles, des plis de l'aine, de la zone pubienne et des fesses. Si on ne peut aujourd'hui guérir de cette maladie particulièrement invalidante dans ses formes sévères, elle peut être contrôlée chez de nombreux patients. Les explications du Pr Vincent Descamps, du service de dermatologie de l'hôpital Bichat (Paris).

« La maladie de Verneuil, autrement appelée hidrosadénite suppurée, est une affection dont l’origine reste encore mal connue », souligne le Pr Descamps. « Elle est due en réalité à une inflammation des glandes apocrines et du follicule pilo-sébacé. » Elle présente une composante génétique puisque nous retrouvons parfois des cas familiaux. En revanche, elle n’est pas contagieuse. À noter que les femmes sont davantage touchées que les hommes.

Dans ses formes légères, la maladie de Verneuil se caractérise par des nodules douloureux ou des abcès. « Ces derniers se développent en majorité au niveau des régions axillaires et ano-génitales ». Autrement dit dans la majorité des cas, les abcès touchent les aisselles, l’aine, l’intérieur des cuisses, ainsi que les zones autour de l’anus.

Une qualité de vie dégradée

Cette maladie touche principalement les jeunes adultes, après la puberté. Les lésions peuvent apparaître lors de poussées puis disparaître spontanément. Dans certains cas, elles peuvent être permanentes et se transformer en abcès. « À terme, les abcès commencent à suppurer et deviennent extrêmement douloureux. Pour les patients, la localisation de ces lésions peut s’avérer extrêmement gênante dans leur vie quotidienne, voire invalidante dans les formes sévères ». Les gênes sont multiples : certains ne peuvent plus s’asseoir à cause des abcès au niveau des fesses. Au niveau des aisselles, les cicatrices peuvent poser un réel problème pour la mobilisation des bras.  La pratique d’une activité physique peut également s’avérer compliquée, voire impossible.

Les douleurs ainsi que le suintement des lésions perturbent la qualité de vie des patients. Il n’est ainsi pas rare d’observer des arrêts de travail à cause des poussées de la maladie. Sans oublier que les lésions peuvent être gênantes au niveau esthétique.

« Trop souvent, nous devons faire face à ce que nous appelons une errance diagnostique au début de la maladie. Les patients voient leur médecin généraliste ou consultent en urgence, sans que le diagnostic soit posé. Cependant, depuis quelques années, cette maladie est de plus en plus connue du corps médical ». Mais il est toujours essentiel d’informer le public sur les symptômes de la maladie de Verneuil afin qu’il pense à consulter le médecin généraliste ou le dermatologue.

Mon enfant mord ! Comment réagir ?

Mordre ou être mordu. Si votre enfant fréquente la crèche, il a toutes les chances de connaître cette situation. Dans leur ouvrage Élever son enfant, le pédopsychiatre Marcel Rufo et la journaliste Christine Schilte, expliquent qu’il s’agit là d’un besoin inné. « Après 6 mois, l’enfant entre dans le stade “oral sadique“. Certains se contentent de mordre des objets, d’autres se servent de leur bouche pour agresser les autres ». En fait, le petit découvre et teste ses nouvelles dents. La première victime étant bien souvent la maman. Ce geste est souvent lié à la jalousie, à une frustration, à la volonté de dominer ou à la fatigue plus qu’à la manifestation d’une réelle agressivité. Pour le pédopsychiatre, « cet acte ne doit pas être passé sous silence. » Il est nécessaire de lui expliquer. Car il ne comprend pas pourquoi son camarade est en pleurs. Il est indispensable de faire prendre conscience au petit que vous n’acceptez pas son geste. Que son acte fait mal. Restez ferme. Et s’il mord à nouveau, n’hésitez pas à l’éloigner des autres, une nouvelle fois en lui expliquant « qu’on ne mord pas ! ».

Élever son enfant, du Pr Marcel Rufo et Christine Schilte, Hachette famille, 719 pages, 29,90 €.



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