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Mal-logement : la précarité toujours trop présente

Loire le 03 novembre 2015 - Emilie Massard - Société - article lu 259 fois

Mal-logement : la précarité toujours trop présente
Emilie Massard - Le RAHL 42 et la Fondation Abbé Pierre ont présenté les chiffres 2015

Le Réseau des acteurs de l'hébergement et du logement (RAHL) 42 a présenté les chiffres 2015 du mal-logement. Des chiffres qui démontrent encore une fois que la Loire reste un territoire où la précarité est bien présente.

14,4 % de la population ligérienne vit en-dessous du seuil de pauvreté, c’est un des chiffres donnés par le RAHL 42 en préambule de la journée consacrée au mal-logement qui s’est tenue le jeudi 29 octobre dernier à la Maison de l’Emploi à Saint-Etienne. Réunissant de nombreux acteurs travaillant autour du logement sur le territoire, cette journée a permis au RAHL 42 et à ses partenaires, notamment la Fondation Abbé-Pierre, de présenter le rapport du mal-logement en 2015 et la situation locale dans la Loire.

Le thème de cette présentation, « Les ménages aux portes du logement », illustrait la précarité grandissante des ménages, et surtout le fait que chacun pouvait y être confronté. « En un an, on a recensé 25 000 appels au 115, on a plus de demandes que d’offre existante, ajoutait Angélique Petit, chargée de mission au RAHL 42. Et ces statistiques ne comprennent pas forcément les personnes qui sont hébergées par des tiers, en rupture familiale, dans des squats ou à la rue. » L’objectif de cette présentation et de cette journée était également de rassembler les institutions, les travailleurs sociaux, les associations, pour partager les informations et fédérer les initiatives du monde associatif. « La principale difficulté des politiques publiques est d’apporter des réponses à la précarité, ajoutait Jean-François Deral, vice-président du RAHL 42.  Les actions citoyennes sont importantes, mais elles ne doivent pas remplacer l’action publique. Il existe des solutions dans le droit social, il faut les faire appliquer. »

Le rapport sur la situation de la Loire point également la difficulté de faire diminuer les expulsions locatives. 12 000 décisions d’expulsion pour impayés ont été prises en 2014, soit une hausse de 20 % depuis 2012. « Le poids du logement insalubre et indécent reste également très important dans la Loire, notait Angélique Petit. Le parc privé potentiellement insalubre représente près de 15 000 logements dans le département, c’est le taux le plus important en Rhône-Alpes » Un point positif a tout de même marqué cette présentation : la Loire compte des logements sociaux relativement nombreux, dont certains ont bénéficié des programmes de rénovation urbaine et permis des reconstructions de meilleure qualité.

Emilie Massard



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