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Mécanique - 3D&P : l’impression 3D à l’échelle industrielle

Loire le 06 novembre 2014 - Daniel Brignon - Actualités - article lu 1161 fois

En expérimentation depuis 15 ans en laboratoire, à l’Enise notamment, la technologie de réalisation de pièces métalliques par addition de matière a été jugée mûre pour entrer en phase industrielle, c’est le pari de 3D&P, créée par Géraldine Aubry en novembre 2013, qui a mis en œuvre cette technologie.

Dans la zone industrielle de la Chauvetière à Saint-Etienne, un investissement de 2 M€ a été réalisé pour lancer ce nouveau procédé de fabrication, que partagent pas plus de dix industriels en France et aucun autre dans la Loire.
Le procédé SLA (stéréolithographie) consiste en la fabrication de pièces mécanique par fusion laser sur lit de poudres métalliques. « Il présente trois avantage majeurs par rapport aux procédés traditionnels d’usinage, explique Géraldine Aubry : l’allègement du poids des pièces grâce à la possibilité de réserver des parties creuses garnies d’un treillis métallique, la diminution du nombre de composants des ensembles métalliques complexes qui peuvent être réalisés en une seule opération. Dernier avantage majeur : la possibilité de réaliser des formes impossible à faire par les techniques conventionnelles. »
Le marché de 3D&P est celui de l’entreprise Comefor, entreprise de mécanique de précision leader du groupe Aubry finances, à laquelle elle est adossée : l’armement, le pétrole, le nucléaire, l’aéronautique et les biens d’équipement.
3D&P, qui a passé pratiquement une année à mettre en place son outil, animé aujourd’hui par cinq personnes, a reçu ses premières commandes en septembre dernier de donneurs d’ordre qui s’interrogent encore sur cette technologie innovante de fabrication additive pour laquelle il n’existe pas pour l’heure de normalisation. « La difficulté pour nous est qu’il faut qualifier nos productions pièce par pièce, et convaincre nos interlocuteurs de l’intérêt de ce type de fabrication, ce que nous faisons à travers des formations que nous assurons dans notre atelier », précise Géraldine Aubry, qui se donne pour objectif d’atteindre « un seuil d’équilibre sous un an », sans préciser le montant devant être atteint.

Daniel Brignon



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