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Lyon-Unesco : l’histoire fête ses quinze ans

Rhône le 12 janvier 2014 - La Rédaction - Actualités - article lu 421 fois

Lyon-Unesco : l’histoire fête ses quinze ans
(© DR)

Les Lyonnais se souviennent encore de la forte mobilisation autour de la candidature de leur ville au patrimoine mondial de l’Unesco.

C’était en 1996. Le maire de l’époque, Raymond Barre, était aux premières loges de ce projet porté conjointement avec l’association Renaissance du Vieux Lyon et des acteurs majeurs, tels que Régis Neyret, Didier Repellin, Denis Eyraud, Denis Trouxe et Yves Neyrolles. Cette aventure collective inédite était une démarche de longue haleine, née d’une idée défendue avec ardeur dès 1964 et qui avait permis au Vieux Lyon d’être le premier secteur sauvegardé de la capitale des Gaules. La distinction attribuée par l’Unesco était ainsi la consécration d’actions communes entre les pouvoirs publics et les associations locales et surtout la reconnaissance d’un patrimoine de plus de 2 000 ans d’histoire et dont la civilisation urbaine en est le témoignage vivant. « Personne n’a ménagé ses efforts pour faire aboutir cette démarche. Cette reconnaissance de la valeur patrimoniale d’une ville en mouvement, avec une continuité urbaine que l’on peut lire comme un grand livre d’histoire, fut une des grandes premières de l’Unesco », a rappelé Gérard Collomb lors de la cérémonie de clôture de ce quinzième anniversaire. Car Lyon fut en effet le premier site urbain à poser une telle candidature.

427 hectares classés

Le 5 décembre 1998, 427 hectares de la ville ont été classés au patrimoine mondial de l’Unesco au cours de la 22e session du comité à Kyoto. Les quatre quartiers du Vieux-Lyon, des collines de Fourvière et de la Croix- Rousse ainsi que le centre-ville et la presqu’île appartiennent à ce périmètre historique où figurent près de 250 édifices classés. Cette inscription légendaire ne fut pas une fin en soi, mais se présenta comme le début d’un engagement pour assurer le maintien de la valeur exceptionnelle de Lyon, une ville qui construit son avenir dans le respect du passé. « Cette dimension a donné à Lyon une véritable expertise en matière de patrimoine qui est alors devenu l’affaire de tous, celle des pouvoirs publics et des acteurs privés de la cité », a ajouté le sénateur-maire de Lyon. Cette inscription a été un véritable tremplin pour la ville qui a alors su mêler la beauté de l’architecture industrielle de son passé avec des réalisations modernes signées par les grands maîtres de l’urbanisme. Car l’enjeu est bien de trouver de nouveaux usages aux édifices anciens et de donner une deuxième vie à ce patrimoine, tout en conservant l’authenticité des lieux. La prison Saint-Paul et l’Hôtel-Dieu sont d’ores et déjà inscrits dans cette démarche. Pionnière en matière de sauvegarde de son patrimoine, Lyon est un exemple de ville à la fois conservatrice et créative. Depuis quinze ans, l’afflux croissant de touristes confirme sa notoriété.


A. G.-P. D.



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