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Lycéens dans les coulisses du BTP

Isère le 16 octobre 2015 - Caroline THERMOZ-LIAUDY - Immobilier et BTP - article lu 65 fois

Lycéens dans les coulisses du BTP
Carolilne Thermoz-Liaudy - Jacques Chanut aux côtés de lycéens et d'élus isérois.

La Fédération française du bâtiment a organisé, pour la 13e année, une opération de promotion de ses métiers intitulée « Les Coulisses du BTP». Collégiens et lycéens ont visité les chantiers de la future résidence étudiante de la Presqu'île et le futur siège de la Fédération du BTP de l'Isère. Entretien avec Jacques Chanut, président de la Fédération française du bâtiment.

C’est dans ce quartier en pleine construction de Grenoble que nous rencontrons J.Chanut. De quoi penser que malgré les signaux d’alerte, le BTP va mieux ?

« Lorsqu’il y a la volonté de développer une zone, oui le BTP va bien, mais il n’y a pas assez de projets comme celui-ci. On ne peut pas prendre ce seul quartier de Grenoble comme représentatif de la situation iséroise. Ce projet est parti depuis plusieurs années. Le temps de la construction est long. Entre le moment où on lance l’opération et sa réalisation il se passe deux, trois, quatre, cinq ans ! C’est pour cela que nous sommes inquiets. Derrière ce type d’opération, il n’y a plus grand chose en termes de constructions neuves. Il y a une vraie inquiétude par rapport à cela. »

Le prochain siège de la fédération iséroise sera donc situé dans ce quartier symbole de modernité et d’écoconstruction. De nouveaux modes de conception comme autant de nouveaux enjeux pour les professionnels du bâtiment. « C’est le marché de l’avenir. Pour cela, il faut être performant, et donc il faut se former. On a la qualification RGE (Reconnu garant de l’environnement), qui permet de garantir au client de bénéficier de crédit d’impôt ou de prêt à taux zéro. Au niveau national, nous avions il y a quelques mois, 300 demandes par mois de personnes formées qui demandaient la qualification RGE. Aujourd’hui on est à 2000. Il y a une prise de conscience et une volonté d’être prêt. Malheureusement, si les entreprises sont prêtes, le marché n’a pas décollé comme on le voulait. Mais on reste optimiste puisqu’il y a 33 millions de logements à rénover en France.»

Un avenir qui passera aussi par la nouvelle génération, venue ce jour-là : « le contexte est difficile aujourd’hui, mais je crois qu’il le sera moins demain. Aujourd’hui on a besoin de 160 000 recrutements par an. Ce sont des métiers modernes, techniques, complexes. L’ascenseur social est une réalité dans le BTP, on peut s’y réaliser. »

Caroline Thermoz-Liaudy
 



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