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Lorette, conjugue futur avec coutumes

Loire le 24 juillet 2014 - Florence Barnola - Agglomération stéphanoise - article lu 1704 fois

Lorette, conjugue futur avec coutumes
(@ Mairie de Lorette)

Entre Saint-Etienne et Lyon, l’autoroute l’a traverse Lorette sur son flanc ouest.

A son nord se lovent Génilac et Rive-de-Gier et à son sud La Grand-croix et Farnay. Lorette est porte du Parc du Pilat.
La commune est encore une jeune fille d’à peine 166 ans : « la création remonte à Louis-Philippe, en 1848, raconte Gérard Tardy, maire depuis 25 ans. Nous avons été la première ville nouvelle de France ! » Jusqu’en 1847, le hameau du Bas-Reclus était le point de ralliement de cinq communes : Farnay, Rive-de-Gier, Saint-Paul, Cellieu et Saint-Genis-Terrenoire. Le hameau devint commune grignotant du territoire sur ses voisines pour contenir les populations drainées par les mines et les aciéries parmi lesquelles les illustres industries Neyrand et Jackson.
Lorette est née d’une forte activité économique qui a perduré trois siècles malgré les crises. Tel le jonc, elle a plié sans pour autant chuter. Et garde des industries : « potentiellement, Lorette, par rapport à sa population a le plus gros bassin d’emploi de la Vallée du Gier.» Sur son territoire se trouvent en effet de nombreuses entreprises dont certaines à rayonnement international. Pour exemple, sur la zone industrielle du Dorlay sont notamment installées Unifrax (fabricant de produits isolation haute température) et Lustucru Frais (agroalimentaire). Sur Adèle Bourdon, en bord d’autoroute de l’autre côté de la voie ferrée, Ermont Fayat group (fabrication centrales d’enrobages et périphériques) et Haulotte group (nacelles). Sans compter « tout le tissu de PME et d’artisans » contribuant à dynamiser l’économie du territoire.
Pour lutter contre le chômage, le maire a pris l’initiative il y a quelques années de recruter des cantonniers temporaires via des associations d’insertion permettant ainsi à des Lorettois sans emploi de remettre le pied à l’étrier. A noter également que l’habitat  social représente plus de 23 % des logements.
De 1993 à 2011, la ville s’est métamorphosée : « la zac du centre-ville a nécessité le curage de 48 négociations foncières pour libérer les sols et reconstruire un aménagement public de qualité ». 18 ans de travaux. «  On a exproprié en douceur. Il a fallu du temps. C’était aussi une forme de bonne gestion des fonds publics, nous avons pratiquement autofinancé toute l’opération.» Un investissement totalisant 22 M€. Un autre programme de construction va commencer au mois de septembre place du 3e millénaire.  « On va recentraliser l’hôtel de ville dans le centre. » Un projet qui coûtera 2,3 M€
La seule exploitation agricole restante est tenue par une agricultrice qui fait du maraichage. « Mais il faut savoir que pratiquement chaque ouvrier à son jardin ouvrier » souligne G. Tardy. Ces jardins, basés sur les site des Blondières et Claude Granger, irrigués par des biefs sont alimentés par les eaux du Dorlay. S’ajoutent deux bassins de pêche au parc des Blondières « très poissonneux ». Dans ce même parc va être créé prochainement un plan d’eau de 3 ha pour la baignade. «  L’eau du Dorlay va remplir cette baignade naturelle dotée de jardins filtrants. Cette rivière est d’une excellente catégorie de pêche ». Pas moins de 18 000 plantes feront office de filtres.

Florence Barnola


Fiche d'identité :

Population : 4 650 habitants
Gentilé : Lorettois (e)
Superficie : 380 ha
Altitude : 315 m en moyenne
Intercommunalité : Saint-Etienne Métropole
Scolarité : deux écoles publics (maternelle et primaire), une école élémentaire privée



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