Fermer la publicité

Loire Forez : baisse programmée des investissements

Loire le 06 novembre 2014 - Louis Thubert - Actualités - article lu 234 fois

Loire Forez : baisse programmée des investissements
« Il faut dépenser l'argent public de manière efficace », a insisté le président Berthéas (D.R.)

Quelle politique financière pour la communauté d'agglomération ? Dans un climat économique difficile, qui comprend notamment la baisse des dotations de l'Etat aux collectivités territoriales, Loire-Forez a tenu mardi 4 novembre son débat d'orientation budgétaire.

« On entend beaucoup de choses par rapport au contexte financier, annonce Alain Berthéas, président de la communauté d'agglomération. Il ne faut pas sombrer dans un pessimisme morbide ! »
Avant le conseil communautaire, Alain Berthéas tenait une conférence de presse en compagnie, notamment, de Pierre Giraud, vice-président en charge des finances et de l'administration. Car l'enjeu, pour Loire Forez comme pour les nombreuses communes et intercommunalités de France, c'est la baisse de l'argent alloué par l'Etat pour accomplir leurs missions : 1,5 Md€ en moins entre 2013 et 2014. Et 5,16 Md€ de moins en 2015, toujours par rapport à 2013.

Objectif atteint sur le fonctionnement

« Il y a une évolution, ce n'est pas une surprise », ajoute Alain Berthéas. Alors, comment faire pour que la communauté d'agglomération continue à fonctionner avec moins d'argent ? « Notre objectif sur le fonctionnement, c'est un maintien des dépenses à 30 M€ par an, sans compter les coûts de personnel. C'est un objectif que nous avons atteint », précise Pierre Giraud.
Sur l'investissement, l'enveloppe va baisser. La part que Loire Forez investit va passer de 12 M€ à 9M€ par an, le chiffre de 12M€ « n'étant pas tenable sur 5 ans » selon Pierre Giraud. « Il va falloir faire des choix, ajoute-t-il. Il y aura des projets qui ne verront pas le jour.»
Alain Berthéas reconnaît « qu'il faut dépenser l'argent public de manière efficace, les choix sont quelques fois difficiles ». Pour le moment, le détail de ces choix n'est pas connu.
Les deux élus parlent d'endettement maîtrisé. Entre 2014 et 2015, la dette par habitant est passée de 235 € à 215 €. « S'il y a un exemple à donner il doit venir de la communauté. Il faut répondre à des besoins précis en termes d'équipement et de services », souligne Alain Berthéas.

Louis Thubert



À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide