Fermer la publicité

Loire Forez : aides à la rénovation : les bailleurs peu emballés

Loire le 17 juillet 2014 - Louis Thubert - Actualités - article lu 264 fois

Loire Forez : aides à la rénovation : les bailleurs peu emballés
A Périgneux, exemple d'immeuble de trois logement ayant profité du Pig (D.R.)

Bilan intermédiaire pour le Programme d'intérêt général (Pig) de l'habitat.

Lancé en 2012, et courant jusqu'en 2015, ce programme vise à améliorer les logements en Loire Forez, notamment leur isolation. Derrière tout cela, il y a la lutte contre la précarité énergétique, qu'elle concerne les locataires comme les propriétaires. Un enjeu important, alors que le prix de l'énergie augmente et que l'idée de transition énergétique s'impose comme une question politique non négligeable.
Le bilan est mitigé pourtant : si le Pig se révèle être un succès pour les propriétaires occupants, pour les propriétaires bailleurs, c'est une autre histoire. Les premiers ont répondu présent : en matière de lutte contre la précarité énergétique et l'insalubrité, les objectifs ont été dépassés avec 140 % et 110 % de buts atteints. Pour l'accessibilité aux personnes handicapées, les objectifs sont remplis à 88 %, taux honorable.
Une réussite, pour Claudine Court, vice président de l'agglomération Loire-Forez chargée de l'habitat. « En deux ans, on a utilisé toute l'enveloppe, on a demandé un complément de subvention auprès de l'Agence nationale de l'habitat (Anah), déclare-t-elle. 160 dossiers de propriétaires occupants ont été instruits auprès du “guichet unique“ qui regroupe les aides nationales, départementales et territoriales. »
Les bailleurs, eux, sont moins enclins à rénover leurs biens immobiliers avec l'aide du Pig. « C'est sûrement dû au contexte économique, il faut peut être mobiliser les banques », avance Claudine Court. Seuls 60 % des buts fixés ont été atteint dans cette catégorie. Participer au programme Pig signifie pour les propriétaires bailleurs de voir leurs prix fixés pendant 9 ans par l'Anah. Pourtant, certains sont motivés par ce programme : « je voulais que les locataires arrivent dans des appartements confortables », indique ainsi Magalie Bouteyre, de la SCI La Forge, qui gère trois appartements à Périgneux. Elle a fait le choix du Pig et le revendique : « que les gens arrivent dans un logement peu isolé avec un chauffage électrique, ce n'était pas mon idée d'être bailleur, revendique-t-elle. Il faut que les propriétaires s'y retrouvent, mais aussi que les logements loués soient corrects. »

Louis Thubert



À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide