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Loïc Moulin, le coiffeur bille en tête

Loire le 27 octobre 2015 - Marine Graille - Agglomération stéphanoise - article lu 1161 fois

Loïc Moulin, le coiffeur bille en tête
Marine Graille - L. Moulin disputera la finale internationale du concours Wella le 22 novembre prochain

À 38 ans, Loïc Moulin a eut un parcours professionnel très riche dans le monde de la coiffure. Après plusieurs années passées à travailler pour d'autres coiffeurs, il est parvenu à réaliser son rêve : ouvrir son salon. Aujourd'hui, le Stéphanois s'est fait un nom et une renommée notamment en remportant un prix national.

La passion de la coiffure, Loïc Moulin l’a depuis son enfance. Cette passion ne lui a pas été transmise par ses parents qui n’étaient pas du monde de la coiffure. Le jeune Loïc est très entouré par des femmes que ce soit sa grande sœur, ou ses cousines avec qui il joue à la poupée. « Ce n’était pas la poupée en elle-même qui m’intéressait mais davantage ses cheveux », se souvient Loïc Moulin. Les cheveux synthétiques des jouets ne lui suffisent plus et le petit garçon « sévit » sur ses cousines.

Si Loïc aime coiffer il ne l’envisage pas comme un métier. « Cela restait un loisir au même titre que le jardinage ou le bricolage. » Alors qu’il devient adolescent la question de son avenir devient pressante, le métier de la coiffure le séduit. Pourtant c’est vers la comptabilité qu’il va se tourner avec toujours comme objectif de devenir coiffeur. « A la sortie de 3e, je n’ai pas réussi à trouver un stage d’apprentissage dans un salon car j’étais trop jeune. Je me suis alors tourné vers la comptabilité jusqu’à mes 17 ans pour valider mon BEP. » Loïc n’aura pas LA révélation pour les métiers de la comptabilité et garde toujours en ligne de mire d’avoir son propre salon.

Il retente sa chance auprès de salons de coiffure afin d’effectuer son apprentissage, mais essuie un nouvel échec. A 19 ans, Loïc passe alors son baccalauréat. Le diplôme est un véritable sésame pour lui, car décrocher son bac STTG (gestion) lui permettra de se diriger vers sa voie. Le jeune homme, qui n’a aucune expérience, entre alors dans une école privée à Saint-Etienne. Grâce à son niveau d’études, il passe le CAP coiffure en un an au lieu de deux avec uniquement des cours de pratique. Loïc fait ses premiers « vrais » pas de coiffeur comme stagiaire dans un salon stéphanois. Dès les premiers coups de brosse, le jeune homme sait qu’il ne s'est pas trompé de voie. « Je me suis lancé là dedans à fond. Je rejouais à la poupée mais cette fois sur de grosses têtes en plastique qui, à la fin de l’année, n’avaient plus de cheveux à force d’y avoir travailler dessus. » Pendant cette année de stage, Loïc se spécialise (un peu malgré lui) dans les coiffures pour femmes. Des débuts risqués et angoissants pour le jeune coiffeur. « Je ne prenais pas vraiment de plaisir, c’était plutôt de l’angoisse de faire une erreur sur une cliente. »

La géométrie de l'espace

La deuxième expérience de Loïc Moulin se fera dans le salon de Bernard Crozier à Saint-Jean-Bonnefonds pendant deux ans. Grâce à l’équipe jeune, le jeune homme fait ses « gammes » et apprend plus rapidement. « Il n’y a pas vraiment de théories pour les coupes de cheveux, c’est plus de la pratique. C’est comme de la sculpture. Il faut apprendre à maîtriser la géométrie de l’espace. » Deux ans plus tard, L. Moulin retourne dans le centre-ville stéphanois dans le salon franchisé Maurice Bellone, avec une équipe de 9 personnes. Le jeune coiffeur est alors formé aux coupes imposées par la marque. Il y apprend toute la technique : l’angle de la mèche de cheveux, la position du ciseaux…  Des critères exigés qui ne lui posent pas problème bien au contraire. « Vu que je n’avais pas vraiment d’identité, cela me permettait de finir ma formation technique. » Au bout de 2 ans, Loïc Moulin devient responsable du salon jusqu’à ce que la franchise fasse évoluer la marque tout en augmentant ses tarifs. Des changements qui font fuir la clientèle. Loïc vit mal la situation et décide de quitter le commerce en conservant un répertoire important de clientes fidèles. A 25 ans, le jeune homme décide de sauter le pas en créant son propre salon, place Chavanelle. Aujourd’hui, 12 ans après Loïc Moulin veut développer son activité en déménageant dans des locaux plus grands.

Au fil des années, le Ligérien a pris du galon dans le métier et il souhaitait que son talent soit reconnu en participant à un concours national de coiffure : Wella. Le Ligérien participe à plusieurs reprises mais décroche chaque fois au mieux la 2e place au pire la 3e. Mais Loïc est un ambitieux et veut son titre. L’été dernier, c’est enfin la consécration après une épreuve de trois heures, il a remporté la 1re place dans la catégorie « Color vision ». Un titre qui lui permet de se présenter le 22 novembre prochain pour la finale internationale qui se déroulera à Berlin. Un nouveau défi de taille que Loïc Moulin, unique représentant la France, compte bien relever.

Marine Graille

Date : 1er juillet 2003, l’ouverture de mon salon

Lieu : Annonay d’où je suis originaire

Personnalité : Ma sœur

Ambition : Etre le meilleur

Phrase : La tête dans les étoiles



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