Fermer la publicité

Logement très social : il va manquer 5,5 M€ en 2014

Loire le 19 juin 2014 - Mathieu Ozanam - Actualités - article lu 520 fois

Il y a le logement social et il y a le logement « très » social.

« 92 % de nos locataires sont en-dessous du seuil de pauvreté et 84 % cumulent deux handicaps », détaille Henry Dupoizat, président du Pact Loire. L’association se présente comme un service social d’intérêt général qui intervient auprès des ménages en situation précaire.
Des personnes qui ont perdu les codes du vivre ensemble dans un logement collectif : « certains ne savent pas ce qu’est un bail, qu’il faut prendre une assurance habitation, payer un loyer régulièrement, etc. Il y a une dizaine d’années 5 % des locataires connaissaient de grosses difficultés de compréhension, aujourd’hui cette proportion s’élève à 17 %. » Des travailleurs sociaux accompagnent ces personnes pour leur permettre, à terme, de réintégrer le circuit du logement social. L’an dernier, 515 ménages ont été suivis et accompagnés dans leur parcours d’insertion.

Des financements insuffisants

L’autre volet d’intervention de Pact Loire c’est la réhabilitation de l’habitat dégradé, l’amélioration ou la remise aux normes notamment pour adapter les logements aux personnes en perte d’autonomie. « En 2013 nous avons réhabilité 841 logements qui ont généré 16 M€ de travaux et 3 M€ d’ingénierie », décrit Jean-Loup Lemire, directeur de l’association, dont 7 M€ de subventions mobilisés pour le compte des propriétaires et locataires et maîtrise d’ouvrage d’insertion. 548 logements ont été réhabilités (rénovation thermique et habitat indigne) et 236 adaptés à la perte d’autonomie.
« Le Pact Loire a consommé 80 % des aides de l’Etat », précise encore Jean-Loup Lemire. Les besoins de financement recensés dans la Loire sont évalués à 11 M€ pour répondre aux objectifs fixés en concertation avec l’Etat. Problème : « le préfet de région a annoncé une dotation de 5,5 M€ ». Soit la moitié exactement des besoins. « Aujourd’hui nous avons réalisé 116 % de nos objectifs de l’Anah, volontairement, pour demander une dotation complémentaire. »

Mathieu Ozanam



À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide