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Logement - Mal-logement : un constat toujours amer

Loire le 09 octobre 2014 - Emilie Massard - Actualités - article lu 580 fois

Logement - Mal-logement : un constat toujours amer
Les responsables du RAHL 42 et la Fondation Abbé Pierre ont présenté les chiffres et réfléchi à des solutions avec la salle (© Emilie Massard)

Ce n’est pas une surprise, pourtant les chiffres annoncés font toujours froid dans le dos.

Et ils ne vont pas en s’améliorant. « Les indicateurs socio-économiques sont dans le rouge dans le département, annonce Angélique Petit, chargée de mission au RAHL 42. Taux de chômage, nombre de bénéficiaires du RSA ou d’autres aides, nombre de personnes couvertes par la CMU, tous ces chiffres ne vont pas dans le bon sens. 14,4 % de la population vit aujourd’hui en-dessous du seuil de pauvreté, soit environ un quart des ménages ligériens. La précarisation se note également dans les logements sociaux, dans lesquels 23 % des ménages vivaient avec moins de 4 000 € par an (pour une personne seule) en 2013. » Autre chiffre assez parlant, les dossiers de surendettement ont augmenté de 7,5 % en 2013 par rapport à l’année précédente. Et alors que la Loire a un nombre de dossier proportionnellement plus élevé qu’au niveau régional, on comptait 8,2 % des dossiers concernés par une dette immobilière.
Si la précarisation de la population est en hausse, le RAHL 42 soulignait également la dégradation de la situation du parc immobilier ligérien. « L’habitat indigne est une problématique particulièrement importante dans la Loire. On estime le nombre de logements potentiellement indignes à plus de 10 000 dans le département, soit 3,8 % du parc de résidences principales privées contre 3 % à l'échelle régionale, précise Angélique Petit. Ils sont pour moitié situés en zones rurales, principalement occupés par des propriétaires occupants (60 %) et âgés (42 % ont plus de 60 ans). » Pour faire face, plusieurs dispositifs d’aides sont mis en place par les collectivités, par exemple le Fonds logement unique, dispensé par le conseil général, qui accorde une aide financière aux ménages pour l’accès ou le maintien dans un logement. Un fonds dont les demandes ont fait un bond en 2013, et dont la moitié concerne des aides pour l’énergie. Pour les plus démunis, la Loire dispose de 872 places d’hébergement généraliste, 1 104 places d’hébergement spécialisé pour les demandeurs d’asile et 1 371 logements adaptés. « Malgré cela, le 115 ne peut répondre favorablement à toutes les demandes faute de place disponible. Il y a malheureusement une rotation faible en Centre d’hébergement et de réinsertion sociale et en maison relais. Nous manquons de réponses face à la problématique des jeunes, notamment sans ressources. Nous manquons également d’outils performants pour évaluer les besoins », conclu Angélique Petit.

Emilie Massard



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