Fermer la publicité

Logement - Bilan de l’Opac 38 : pas de fléchissement de l’activité de production

Isère le 28 juillet 2014 - Laurent Marchandiau - Région grenobloise - article lu 1482 fois

Logement - Bilan de l’Opac 38 : pas de fléchissement de l’activité de production
Isabelle Rueff, directrice générale de l'OPAC 38 (© Laurent Marchandiau)

« À l’image de l’an passé, 2013 s’inscrit dans une tendance d’attentisme en vue des élections municipales. » C’est le constat fait par Isabelle Rueff, la directrice générale de l’OPAC 38.

Un bilan en demi-teinte pour le premier bailleur social isérois. Sans être exceptionnelle, 2013 se veut une année calme ou l’OPAC 38 a su maintenir son effort de production avec  118 M€ investis, dont 33,7 M€ dans la construction locative (218 opérations de constructions démarrées l’an dernier) et 26,3 M€ dans l’amélioration de son patrimoine. 256 logements neufs ont été livrés contre 190 en 2012. Il n’y a pas eu de fléchissement au niveau de la production malgré le contexte électoral », constate Isabelle Rueff. Dans une démarche continue d’amélioration de son parc comptant 26 739 équivalents-logements (dont 24 644 logements familiaux) sur l’Isère, le bailleur social n’est pas en reste. 4942 travaux d’amélioration et travaux importants ont été initiés en 2013 dont 2155 requalifications d’espaces extérieures et 1235 portant sur les logements. Sur les 24 000 demandes annuelles de logements sur le département, dont 14000 sur la Métro, l’Opac 38 a enregistré 3239 attributions (stable) dont 568 demandes de mutation. Il faut savoir que la moitié des demandes de logements portent sur le changement d’appartement, « sur les 50 % restants, 25 % ne renouvellent pas leurs demandes notamment du fait de l’urgence de leur situation », confie Isabelle Rueff. Et de rebondir sur le fait qu’il faille revoir le système d’attribution des logements. « Les bailleurs sociaux isérois militent pour cela afin qu’il soit plus adapté à la demande des personnes plutôt que d’attendre de trouver la personne qui correspondra aux types de logements que l’on a en stock. » De même pour la vacance relativement faible dans le cas des logements sociaux. « 50 % de la vacance correspond à celle de moins de trois mois dus aux effets de rotation normale des demandeurs sur le parc. C’est sur l’autre moitié, la vacance de plus de trois mois que nous axons prioritairement nos actions, car elle signale un véritable problème d’attractivité des logements situés principalement en milieu rural ou dans les zones sensibles. » Les bailleurs sociaux auront d’ailleurs du pain sur la planche dans les prochaines années, le maire de Grenoble, Éric Piolle souhaitant atteindre rapidement le seuil des 25 % de logements sociaux en ville contre 21 % actuellement.

Laurent Marchandiau



À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide