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Liquidation de DS Confort

Loire le 06 mai 2015 - Denis Meynard - Industrie - article lu 902 fois

Liquidation de DS Confort

L'entreprise stéphanoise DS Confort, héritière d'une tradition de canapés et fauteuils de qualité, n'a pas eu de repreneur.

Le couperet est tombé la semaine dernière pour les 38 derniers salariés de DS Confort (groupe Home Spirit), spécialisé dans la fabrication de salons (canapés, fauteuils, banquettes) moyen et haut de gamme, recouverts de cuir, mais aussi de tissus, allant de l’alcantara à des microfibres. Un peu plus de deux mois après la mise en redressement judiciaire de cette entreprise du quartier de La Chauvetière, à Saint-Etienne, le Tribunal de commerce de Saint-Etienne n’a pas eu d’autre solution que de la placer en liquidation judiciaire, avec l’arrêt immédiat de son activité. Car à la date-limite de dépôt des offres de cette PME, qui avait réalisé en 2013 un chiffre d’affaires de 3,9 M€, aucune proposition n’avait été adressée au tribunal de la part de la demi-douzaine de candidats ayant retiré un dossier.

Le 12 mai, le personnel de l’entreprise rencontrera le liquidateur de la société, Me Fabrice Chrétien, qui remettra une lettre de licenciement à ces employés spécialisés qui espèrent pourvoir suivre une formation, afin de trouver un emploi dans un autre secteur d’activités. Jouxtant la friche constituée par l’ex-entreprise 3A Packaging, un nouveau bâtiment d’environ 2 000 m2, appartenant à une SCI contrôlée majoritairement par la famille Dufour, devrait donc prochainement être proposé à la location ou à la vente, rue du Vercors.

Les salariés de cette entreprise, qui employait 150 personnes dans les années 80, lorsqu’elle s’appelait Simonet, ont déploré l’attitude de René-Jacques Dufour, le dirigeant du groupe Home Spirit qui, selon eux, n’est pas venu une seule fois à leur rencontre depuis fin janvier. « On a joué le jeu de nos clients, en honorant toutes nos commandes. Le groupe nous a lui retiré notre force de vente et a incité nos clients à ne plus nous passer de commandes », déclare un de leurs représentants.

Denis Meynard



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