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Les Tournesols, galerie d'art ancrée à Saint-Étienne

Loire le 13 février 2015 - Daniel BRIGNON - Expositions - article lu 851 fois

Les Tournesols, galerie d'art ancrée à Saint-Étienne
Daniel Brignon - Alain Berthéas à la tête d'une entreprise familiale

La galerie Les Tournesols à Saint-Étienne a aujourd'hui 25 ans d'existence. Reconnue par le Journal des Arts comme l'une des cinq ou six meilleures galeries de province, elle draine dans la ville des artistes de renommée internationale, dans un style de prédilection aujourd'hui, l'art urbain.

Décorateur à l’origine, Alain Berthéas s’est tourné vers l’art contemporain en ouvrant à la fin des années 1980 une galerie à Montbrison, puis au Puy-en-Velay, aujourd’hui fermées. C’est en effet à Saint-Étienne qu’il stabilisera son activité voici 25 ans dans une galerie spacieuse, doublée de volume il y a cinq ans après la fermeture d’un établissement tenu pendant cinq ans à Roanne. Les Tournesols c’est aussi une galerie à Vichy, tenue depuis 14 ans, et plus récemment un établissement ouvert à Paris, il n’y a pas plus de quatre mois.
Paris n’est pas un but pour Alain Berthéas, c’est un « relais », une vitrine où tournent les artistes qu’il suit régulièrement. Son projet est surtout à Saint-Étienne où il organise principalement ses expositions, deux grandes expositions annuelles avec des artistes qu’il invite à créer spécialement pour le lieu. À Vichy, c’est une grande exposition annuelle.
Combas, Ben, bien sûr le Stéphanois Chamizo, Miss.tic, M. Chat, et plus récemment Speedy Graphito, voire Peter Klasen, des artistes d’art urbain, favoris des cimaises des Tournesols ont fréquenté la galerie de Saint-Étienne et présenté chaque fois un corpus d’œuvres originales. Plus classique, Van Lith, Claude Venard y ont présenté des rétrospectives.
Ces expositions d’artistes internationaux nécessitent une longue préparation de quelquefois de plus d’un an pour convaincre les créateurs et les mettre à produire spécialement pour l’événement. « C’est un patient travail de contact, de rencontre et de conviction avec des artistes de cette importance qui se comportant bien souvent comme des rock stars, on est dans l’univers du show business », confie Alain Berthéas, qui tient à conduire à Saint-Étienne des pointures, participant au rayonnement de la ville. « Quand Ben est venu ici en 2010 l’exposition stéphanoise a été relayée dans toute l’Europe. 400 à 500 personnes sont venus de l’extérieur pour suivre cette exposition. Cela contribue à l’attractivité touristique de la ville », souligne le galeriste pour qui une implantation en province n’est plus synonyme d’isolement aujourd’hui. « Il y a dix ans on souffrait pour survivre en province, ce n’est plus le cas aujourd’hui où, via Internet, tout le monde sait tout. On a une visibilité internationale. Une installation en province comme ici à Saint-Étienne permet d’avoir des locaux plus vastes pour mettre en scène les œuvres, et j’avoue que la vie est plus confortable qu’à Paris ». Aussi les acquisitions d’œuvres proviennent-elles de toutes parts : « Je viens de vendre une pièce de Speedy Graphito aux Bahamas », remarquait le galeriste pendant l’exposition de cet artiste, en décembre dernier.
Le marché local, il n’est pas inexistant, « globalement dans toutes les régions de France il y a un marché, différent selon les lieux. À Vichy, par exemple nous avons beaucoup plus de visiteurs extérieurs que de locaux. »
Alain Berthéas, entouré de sa famille dans cette entreprise, confie volontiers son attachement à Saint-Étienne : « Je n’ai pas du tout l’intention de quitter cette ville. Notre identité elle est à Saint-Étienne. On aime cette ville où l‘on a des clients, qui sont des amis, dans un cadre de relations harmonieuses ».


Daniel Brignon

Une entreprise familiale

L’entreprise Les Tournesols emploie sept personnes pour tenir les deux galeries de Saint-Étienne, celles de Vichy et de Paris. « J’ai la chance d’avoir une bonne équipe, de gens passionnés et inventifs », souligne Alain Berthéas qui s’est entouré d’une équipe essentiellement familiale, constituée entre autres de son épouse, ses deux enfants, son gendre.
La SAS Les Tournesols réalise un chiffre d’affaires de 1,9 M€.



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