Fermer la publicité

Les temps forts de l'assemblée métropolitaine

Isère le 13 avril 2015 - Anne LE NOEL - Région grenobloise - article lu 35 fois

Les temps forts de l'assemblée métropolitaine

Le plus souvent très consensuel sur les votes, le troisième conseil délibératoire de la nouvelle assemblée a malgré tout apporté son lot d'échanges toniques entre les différents groupes, avec le vote de quelques opérations phares et des points de vigilance.

Un « rayonnement métropolitain » au spectre convoité

« Qui détient l’identité métropolitaine ? » ou quelles sont les actions contribuant à « l’attractivité du territoire », incluse dans la nouvelle compétence économique de la Metro, pouvant prétendre à des subventions ? Ce nouveau curseur économique n’a pas échappé aux associations qui ont dénoncé le flou des critères de sélection. Avec le soutien aux manifestations « la flute enchantée de Mozart » (fabrique opéra) et le festival Rocktambule (Pôle musical innovation), l’ultra tour des 4 massifs (association Grenoble Outdoor Aventure) et le 3ème semi-marathon Grenoble Vizille (entente athlétique Grenoble38), la première tranche de subventions présentée par  Vice Président Fabrice Hugelé  esquisse l’aura de cette identité à vocation pour l’heure plutôt touristique. Ce dernier et revendique la nécessité de la circonscrire : «nous n’avons pas les compétences, culturelle, sportive et humanitaire, et nous avons le souci de recherche de sobriété. Mais nous sommes dans une année de transition et le débat est encore ouvert ».  Fermant les portes aux amalgames induits par les premiers transferts de compétences économiques des villes de Fontaine, Eybens et Grenoble, le président Christophe Ferrari a néanmoins  balisé plus fermement: « L’échelon métropolitain ne peut être l’échelon  de substitution de ce qui ne peut pas être pris en charge par les communes ».

A qui l’AEPI ?

« Pouvez-vous répondre à la question, qui va présider L’AEPI ? », l’apostrophe directe de Christophe Ferrari au sénateur Michel Savin, nouveau vice président départemental, ne manque pas de saveur. Enjeu de pouvoir entre le conseil départemental et la Metro, l’Agence d’Etudes et de Promotion de l’Isère financée majoritairement par le département voit son programme d’action 2015 validé (subvention de 170 000€), avec une exigence du groupe de droite « métropole d’avenir » formulée par S. Pellat-Finet: mener une réflexion à l’échelle départementale sur l’efficience actuelle de l’agence et sur l’élaboration d’un véritable outil politique au service de l’économie. L’AEPI  offre en effet un positionnement stratégique au département dans le développement des synergies entre acteurs, des activités industrielles (chimie, Hydrogène, mécanique), et avec la participation à OBSY ‘s (observatoire économique). La demande est entendue avec un petit rappel du cadre décisionnel territorial de la part président: le département n’est pas au même plan que la métropole, interlocuteur et partenaire direct de la région en matière économique.

Un nouveau pôle de compétitivité VIACEMA, et l’abandon du Cancéropôle.

Si le conseil prolonge ses contributions annuelles aux filières  microélectroniques et logiciels, bio- santé, chimie- environnement et énergie, et aux pôles Minalogic, Lyonbiopôle, Axelera et Tennerdis, les craintes du cancéropole CLARA évoquées dans notre précédente édition sont par contre confirmées avec l’abandon pur et simple de leur subvention. La métro s’engage en revanche dans le nouveau pôle de compétitivité mécanique et métallurgique, VIAMECA,  réunissant plus de 200 entreprises, et au potentiel prometteur de 8000 emplois.  En partenariat avec l’agence EDF sud Isère Drôme « Une rivière, un territoire » implantée à Vizille, le pôle doit renforcer la revitalisation du secteur (Caterpilar) et piloter de nouveaux projets innovants.

Aménagement du territoire : un risque d’inondation « parachuté » à Gières 

Yannick Olivier, vice président à l’aménagement du territoire, risques majeurs et projet métropolitain, a rapporté la mise en œuvre des procédures du Plan local d’urbanisme nouvellement transféré, avec entre autres, l’attente du retour d’études de l’ARS engagée par la métro sur la réalisation d’un parc d’attractivités économiques sur la commune de Vif, le renforcement du soutien à la filière bois (contrat de développement d’aide aux entreprises et de mobilisation du foncier forestier . PSADER Metro), et l’application du programme CNRS PACTE (réflexion de chercheurs sciences humaines sur les politiques publiques).  Les élus ont adhéré à l’unanimité à un avis défavorable concernant le plan de gestion des risques d’inondation de l’Etat (PGRI) remettant en cause la constructibilité d’un terrain de digue de la commune de Gières, alors que le projet d’urbanisation de 130 logements de son maire Pierre Verri est déjà engagé. Solidaire, l’ensemble des élus réclament la concertation et la co-construction en amont avec les acteurs locaux et notamment le syndicat mixte des bassins hydrauliques de l’Isère. 

Anne Le Noël

 



À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide