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Les sous-traitants subissent les délocalisations

Loire le 27 novembre 2014 - La Rédaction - Actualités - article lu 514 fois

Le mouvement de délocalisation engagé par les donneurs transnationaux n’est pas arrivé à son terme.

Y compris parmi les Français PSA et Renault. Ce dernier vient d’inaugurer une nouvelle ligne d’assemblage de véhicules à Oran, en Algérie, après avoir fait de même à Tanger, au Maroc.
L’assemblage de véhicules hors des frontières nationales est présenté comme inévitable pour vendre à des prix compétitifs dans les pays concernés. Mais il n’est pas neutre pour les sous-traitants vivement encouragés à suivre le mouvement. Ce que les plus petits n’ont parfois pas les moyens de réaliser. C’est le cas pour des sociétés de la taille de Preciturn, ou du Stéphanois Bauzer, dans le domaine du découpage-emboutissage. Et les commandes qui ne sont plus passées par PSA ont été  redistribuées entre plusieurs plus gros acteurs du secteur : le Français Lisi, le Néerlandais Nedschroef, l’Italien Fontana et son compatriote Agrati.

Suivre ses donneurs d’ordre hors de l’Hexagone ?

Pour les plus grosses PME, cet accompagnement des grands donneurs d’ordre n’est pas sans risque. Le groupe stéphanois GMD en a fait l’expérience, en 2012, lorsque son usine de Tanger a enregistré 8 M€ de pertes. Et cela à cause du retard au démarrage de celle voisine de Renault, dont elle est le principal débouché et pour l’accompagnement de laquelle elle a été construite.
Suivre ses donneurs d’ordre hors de l’Hexagone, le fabricant d’outils de grandes dimensions montées sur les presses d’emboutissage des constructeurs automobiles, le Saint-Chamonais Loire Etude l’a expérimenté en Roumanie. Mais, en 2010, le service achats de Renault a voulu une baisse de 50 % de ses tarifs horaires, qu’il n’a pas pu honorer, encourageant la PME à accélérer sa diversification hors de l’automobile. « Suivre mes clients au Maghreb, je ne l’envisage pas. Le transfert de savoir-faire mécanicien qui va y être réalisé fera demain de cette région un nouveau concurrent », analyse son PDG, Michel Garson.


D.M.



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