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Les sociétés d’autoroute dans le viseur

Isère le 14 novembre 2014 - La Rédaction - Actualités - article lu 326 fois

Accusées de profits « indécents dans la période actuelle », elles font l’objet de stigmatisation de la part des politiques ou des media.

Cour des comptes et autorité de la concurrence ont pointé des contrats juteux. En octobre, les déclarations de Ségolène Royal ont ranimé la polémique. Jugées parfois fantaisistes ou démagogiques (comme la gratuité le week-end notamment)  elles ont néanmoins obligé d’autres ministres concernés à réagir, comme Manuel Valls ou Michel Sapin. Plus récemment, c’est Emmanuel Macron qui s’est cru obligé de revenir à la charge sur la question des tarifs et de leur augmentation. Plusieurs émissions de télévision ont mis le sujet à la une, comme Capital sur M6, ou l’émission du 11 novembre sur France 5 (élargie aux parkings et stationnements) dans laquelle le directeur du développement de l’AREA (JC Dupin) avait fort à faire pour justifier les augmentations de tarif et leur utilisation : les questions portaient notamment sur les travaux à proximité de la Tour-du-Pin, concernant l’élargissement à 3 voies ou le réaménagement de l’aire des Marouettes avec force gadgets pouvant apparaître onéreux, d’autant que l’A43 est classée dans les autoroutes les plus chères de France (13,73 cts par kilomètre). Si la rentabilité semble avérée et parfois peut sembler excessive, les profits semblent cependant parfaitement légaux, issus de négociations âpres avec la sphère publique. Celle-ci est par ricochet jugée un peu coupable d’une répartition mal négociée, complice notamment des formules alambiquées qui donnent aux concessionnaires des pouvoirs souterrains pour augmenter les tarifs à long terme au-delà de l’inflation. Il sera donc assez délicat de venir renégocier ce qui a été librement consenti (jusqu’en 2032 pour APRR et AREA), sauf à utiliser les plages de négociations qui sont déjà prévues ; il faudra aussi préserver la crédibilité de la parole de l’Etat, mise à mal dans l’affaire Ecomouv dont le contrat est remis en cause.  De leur côté les sociétés d’autoroute (en Rhône-Alpes il s’agit principalement d’APRR, filiale d’Eiffage qui détient AREA et d’ASF du groupe Vinci) mettent en avant la qualité du service. Celui-ci semble effectivement de bonne qualité ; mais à quel prix ?

A.J.



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