Fermer la publicité

Les secrets des momies égyptiennes dévoilés

Loire le 27 juin 2015 - Béatrice Perrod-Bonnamour - Expositions - article lu 158 fois

Les secrets des momies égyptiennes dévoilés
Béatrice Perrod-Bonnamour

Après avoir subi un lifting, les quatre momies de retour au musée de Roanne font l'objet d'une exposition qui raconte l'histoire inédite des momies égyptiennes.

Nesyamon fut rapportée dans ses bagages, en 1893, par Joseph Déchelette, le célèbre archéologue dont le musée roannais porte le nom. Trois autres momies, en provenance de différents musées l’avaient rejointe en dépôt en 1991. Seulement voilà, leurs sarcophages furent  infestés par les insectes. Déprimée par leur mauvais état de santé, Camille Pérez, conservateur du musée, les adressait « aux urgences »  du Centre Arc Nucléart de Grenoble, sans oublier pour Neysamon la toilette au laboratoire de restauration des textiles de Lyon. Aujourd’hui, nos momies sont reparties dans leur sommeil éternel en toute beauté. Ce que l’on peut voir dans l’exposition « Quatre momies et demie » qui retrace l’aventure surprenante des momies égyptiennes. 

Arrêt sur images

La momie médicament. Réduites en poudre, les momies sont utilisées comme médicament guérissant les affections du sang. Des pots en provenance l’apothicairerie de Troyes, de Baugé en témoignent ainsi que des ouvrages du XIVe au XVIIIe.

La momie de collection. Elle est exposée au XVIe dans les cabinets de curiosités, puis la campagne d’Égypte de Napoléon la consacre comme phénomène de mode.

La momie maléfique. On a le souvenir des articles rapportant la mort de 27 personnes après l’ouverture du tombeau de Toutankhamon en 1922. Le naufrage du Titanic serait dû à la présence d’une momie à bord.

La momie détruite. En poudre, elle sert d’appâts pour les poissons, elle est reconvertie en papier d’emballage ou utilisée comme pigments pour la peinture. Puis on va l’étudier pour percer les secrets de la momification en déchirant les bandelettes… « Aujourd’hui, les méthodes scientifiques permettent de voir au travers de la matière sans l’endommager et sans doute, arrivera-t-on à découvrir l’ADN de chaque corps », précise Camille Pérez.

Dernière scène : La momie conservée et soignée. Ainsi apparaît dans sa niche de verre, Neysamon dans son cercueil étincelant de lumière dorée, entourée de tous ses petits serviteurs, oushebtis, animaux de compagnie, vases canopes. Nesyamon « parle » encore et pour longtemps !

Béatrice Perrod-Bonnamour

Musée des Beaux-Arts et d’Archéologie Joseph-Déchelette, jusqu’au 20 octobre.



À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide